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Documents diplomatiques français

1922 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Le second semestre de l’année 1922 est marqué par une tension croissante entre la France et la Grande-Bretagne sur la question des réparations et la question d’Orient, tension qui s’atténue avec l’arrivée au pouvoir des conservateurs. À la suite de la demande allemande de moratoire du 12 juillet et de la note Balfour du 1 er août, Poincaré réaffirme avec fermeté la priorité des réparations sur les dettes interalliées. Après l’échec de la conférence interalliée de Londres en août, où les Britanniques rejettent l’idée d’un gage productif, il n’exclut plus une action unilatérale de la France dans la Ruhr, tout en s’efforçant de convaincre les Belges d’y participer. Avec l’arrivée de Mussolini, la position italienne sur les réparations se rapproche de celle de la France. En décembre, le gouvernement britannique rejette à nouveau toute idée d’une prise de gage dans la Ruhr, tandis que Poincaré refuse la réunion d’un comité de banquiers proposée par le secrétaire d’État américain. On prépare, à Paris, des plans d’occupation de la Ruhr.
La victoire des kémalistes en Asie Mineure remet en cause l’accord de mars 1922 entre la France, la Grande-Bretagne et l’Italie sur le règlement de la question d’Orient. Malgré les nombreuses atteintes aux accords d’Angora, Poincaré maintient sa politique favorable aux nationalistes, provoquant ainsi une vive irritation des Britanniques, contraints à de larges concessions à la veille de la conférence de Lausanne.
En Europe danubienne, le protocole de Genève de septembre est l’aboutissement de la politique française de restauration financière de l’Autriche et de consolidation de son indépendance. La France renforce le potentiel militaire de ses alliés orientaux par des crédits et des livraisons d’armes, favorise la concertation entre les états-majors polonais et roumain, mais ne parvient pas à faire aboutir le projet d’Union baltique. Elle maintient sa politique de fermeté sur la question des dettes tsaristes et des biens nationalisés, tout en s’interrogeant sur l’envoi d’un représentant officieux en Russie à la suite du voyage d’Herriot.
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Documents diplomatiques français

1946 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

En 1945, malgré de graves difficultés dues aux conséquences de la défaite de 1940 et de la guerre, la politique extérieure française suivait une ligne claire, aussi bien à propos de l’organisation de la paix que du problème allemand, des questions du Levant ou de l’Asie. Par contraste, le second semestre 1946 paraît hésitant, marqué par de profondes divergences de vues entre les responsables, par une incapacité à définir des orientations précises ou du moins par une extrême réticence à s’y risquer. Il est vrai que la situation, sur différents points, devient particulièrement incertaine. Outre les importantes difficultés en Indochine, il est évident que l’aggravation de la tension entre Soviétiques et Anglo-Saxons met la diplomatie française dans une position de plus en plus délicate et hésitante. En même temps, il est visible que les objectifs français initiaux à l’égard de l’Allemagne ne pourront pas être réalisés, même si on n’ose pas le dire ouvertement, eu égard à l’opinion publique et à la surenchère nationaliste permanente induite par le tripartisme gouvernemental. On assiste en fait à un recentrage: la Sarre devient le seul objectif poursuivi avec une vigueur accrue, tandis que pour la Ruhr, la Rhénanie, et même le rattachement de la Zone française à la prochaine Bizone anglo-américaine, certains responsables avancent discrètement des solutions hétérodoxes, mais plus compatibles avec les vues anglo-saxonnes. La nécessité de s’entendre avec Londres et Washington sur l’Allemagne et le problème de plus en plus lancinant de l’approvisionnement de la France en charbon allemand commencent en effet à dominer la question.
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1966 – Tome II (1er juin – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Le deuxième semestre de l’année 1966 est placé sous le signe des voyages présidentiels : le voyage en Union soviétique (du 20 juin au 1 er juillet), et le déplacement en Afrique, en Asie, en Océanie et retour par les Antilles (du 25 août au 12 septembre). Une grande part de la diplomatie française tourne autour de ces voyages, en raison à la fois des rencontres du chef de l’État et de ses déclarations.
Si les entretiens franco-soviétiques aboutissent à une impasse à cause du problème allemand, les relations bilatérales connaissent en revanche un essor spectaculaire avec des accords de coopération scientifique, technique et économique. À propos du Vietnam, Français et Soviétiques ont constaté une large communauté de vues.
Le deuxième grand voyage de De Gaulle tourne autour de ce problème essentiel des années 1960, puisque son étape-clé est celle du Cambodge. Les bombardements américains se succèdent pendant l’été 1966, sans réussir à briser la résistance du Nord-Vietnam. Jusque-là, dans ses discours comme dans ses conférences de presse, de Gaulle s’était exprimé en termes généraux ; c’est pourquoi le fameux discours de Phnom Penh va éclater comme un coup de tonnerre dans le contexte particulier de l’année du retrait de l’OTAN et du voyage à Moscou.
Les voyages présidentiels n’épuisent pas l’actualité diplomatique du second semestre. En Europe, ce sont essentiellement les questions communautaires qui occupent l’actualité diplomatique, mais la crise politique allemande a aussi des répercussions en politique étrangère. La chute du gouvernement Erhard le 8 novembre et la constitution d’un nouveau gouvernement, sous le signe de la grande coalition présidée par le démocrate-chrétien Kiesinger, et dont le ministre des Affaires étrangères est le social-démocrate Willy Brandt, laissent présager une amélioration des rapports franco-allemands : le règlement apporté le 21 décembre au stationnement et au statut des Forces françaises en Allemagne en est le symbole.
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1956 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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1914 (3 août – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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1946 – Annexes (25 avril – 12 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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1940 – Les armistices de juin 1940

Ministère des Affaires étrangères

L’histoire des armistices de juin 1940 mérite un volume spécial qui entre tout naturellement dans la série des Documents diplomatiques français. Certes, le déroulement de ces journées dramatiques a été maintes fois raconté. Mais on connaît moins bien les notes, manuscrites ou dactylographiées, les conversations téléphoniques, les dépêches et les télégrammes qu’ont échangés les négociateurs français et le gouvernement, installé à Bordeaux. Voilà des textes qui restituent l’atmosphère, apportent d’indispensables informations, confirment ou infirment les interprétations des acteurs et des historiens.
En l’espace de deux semaines, la France bascule. Ses armées se sont bien battues. Elles ne cessent, pourtant, de reculer. Les Allemands entrent dans Paris le 14 juin. Deux jours plus tard, le président du Conseil, Paul Reynaud, démissionne. Pétain lui succède et décide de s’enquérir des conditions d’un armistice. Le 19 juin, les pourparlers avec les Allemands commencent, à Rethondes, dans le wagon-lit où le maréchal Foch avait, vingt-deux ans auparavant, dicté ses conditions à l’ennemi. Les Français tentent de négocier pied à pied. En vain. Ils sont soumis à un ultimatum. L’armistice est signé le 22 juin à 18 heures 50 (heure d’été allemande). Les négociations de Rome avec les Italiens sont moins difficiles. Elles aboutissent à la signature d’un second armistice le 24 juin à 19 heures 12. L’arrêt des combats est fixé au 25 juin à 1 heure 15.
Les négociations d’armistice allaient-elles à l’encontre de l’accord franco-anglais du 25 mars? Les combats auraient-ils pu se poursuivre en Afrique du Nord? Fallait-il accepter les conditions draconiennes des vainqueurs? Pouvait-on compter sur l’entrée en guerre prochaine des États-Unis? La France a-t-elle sauvé sa flotte et son Empire? Autant de questions fondamentales et angoissantes, sur lesquelles les documents diplomatiques apportent des réponses, parfois nettes, parfois confuses et contradictoires.
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1965 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Le second semestre de l’année 1965 est extrêmement riche en événements internationaux et, malgré les préoccupations de politique intérieure (en raison de l’échéance de l’élection présidentielle de décembre 1965), la politique extérieure française est omniprésente et souvent fort active. La crise ouverte dans l’Europe communautaire, les débats autour de la réforme de l’OTAN, la crise chypriote, les convulsions de l’Afrique noire, la tension entre l’Inde, la Chine et le Pakistan, sont autant de domaines où la diplomatie française intervient à des titres différents.
La France se trouve au cœur de deux crises, très différentes par leur nature et leur enjeu. Au sein de la CEE, la crise de la chaise vide, ouverte dans la nuit du 30 juin au 1 er juillet du fait de l’impossibilité de trouver un accord sur le financement de la Politique agricole commune (PAC), occupe tout le second semestre 1965. Le général de Gaulle rejette la responsabilité de la rupture sur ses partenaires et surtout il s’en prend aux dispositions supranationales du traité de Rome, dont la révision constitue un préalable à l’adoption du règlement financier de la PAC. L’acceptation par la France de la proposition des Cinq, formulée le 20 décembre, d’une réunion du Conseil à Luxembourg permet d’entrevoir une solution à la crise, mais la France réaffirme ses conditions pour sortir de l’impasse.
L’autre crise, qui affecte les relations franco-marocaines, est l’enlèvement, à Paris le 29 octobre, de l’opposant marocain Medhi Ben Barka, effectué, avec la complicité de policiers et de membres de services français, à l’instigation du général Oufkir, ministre de l’Intérieur marocain. Cet acte ignoble, qui est en outre une grave atteinte à la souveraineté française, se transforme en une vraie confrontation du fait que le Roi du Maroc refuse de se séparer de son ministre et de l’extrader, malgré l’insistance très forte du général de Gaulle.
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1921 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Ce volume offre 511 documents sur la politique extérieure de la France pendant le second semestre de 1921, politique qu’Aristide Briand dirige depuis le début de l’année. À l’égard de l’Allemagne, la politique de sanction fait progressivement place à une politique de négociation. Les accords de Wiesbaden, début octobre, permettent un moment d’espérer une solution à l’amiable du problème des réparations.
Mais quelques jours plus tard, la décision prise par la SDN de partager la Haute-Silésie entre la Pologne et l’Allemagne est suivie d’une nouvelle et grave détérioration des relations internationales. L’opinion allemande ressent le partage comme une injustice. Le rapprochement franco-allemand, à peine ébauché, est arrêté et la bonne entente franco-britannique, que Briand avait restaurée, compromise.
Dans le bassin danubien, où la situation n’est pas encore totalement stabilisée, la diplomatie française s’emploie avec efficacité à désamorcer les crises. En Europe orientale les affaires sont plus calmes; la paix est revenue entre Polonais et Soviétiques; Paris se soucie toutefois de l’éventualité d’un rapprochement germano-soviétique. Au Levant, le difficile règlement de l’héritage ottoman contribue à aggraver la détérioration du climat entre Paris et Londres. Briand entreprend de redresser la position diplomatique de la France, d’abord en allant en personne, en novembre, à la conférence du désarmement convoquée à Washington par le président américain; son espoir de ranimer l’amitié franco-américaine est déçu. En décembre, il va à Londres rencontrer Lloyd George, espérant rétablir l’entente franco-britannique. Le Premier britannique a en tête un nouveau projet de reconstruction économique et d’apaisement politique en Europe, incluant l’Allemagne et même la Russie. L’affaire sera débattue en janvier 1922 à la conférence internationale que l’on décide de réunir à Cannes.
L’année 1921 se termine donc sur des incertitudes.
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1936 – Tome II (1er avril – 18 juillet) – Réimpression

Ministère des Affaires étrangères

C’est au cours de la période couverte par ce volume que se manifestent les premières conséquences de la réoccupation par l’Allemagne de la zone démilitarisée de Rhénanie et de la victoire italienne en Éthiopie.
Le 1 er avril, Hitler, ayant éprouvé la carence des démocraties devant son coup de force, prend l’initiative diplomatique en les saisissant d’un plan de paix précédé d’une critique du rapprochement franco-soviétique. La France et l’Angleterre réagissent, la première en acceptant le débat et en confirmant son attachement au principe de la sécurité collective dans le cadre de la SDN, la seconde en tentant – vainement – de se faire préciser certains points du plan allemand.
La levée des sanctions contre l’Italie, après sa victoire en Éthiopie, consacre l’échec politique de la SDN, et la France n’a pas plus de succès lorsqu’elle tente de la ramener dans le camp locarnien.
L’optimisme de Bénès vis à vis de l’Autriche amène les autres membres de la Petite Entente à confirmer leur attachement à la France, non sans s’inquiéter de sa faiblesse. C’est alors que Hitler conclut avec l’Autriche, au nom de la « solidarité germanique », l’inquiétant accord du 11 juillet. Dans le même temps, la politique de la Pologne, prise entre l’URSS et l’Allemagne, pose problème aux dirigeants des autres États locarniens, et le gouvernement turc obtient, à la conférence de Montreux, la révision en sa faveur du statut des Détroits.
Cette période s’achève sur la menace d’une rébellion militaire en Espagne : les circonstances paraissent favorables à un coup de force contre le régime. Pourtant, le 18 juillet, le gouvernement de Madrid annonce, par la voix de la radio, qu’il tient la situation bien en main et que le pays est calme.
Cet ouvrage, initialement publié en 1964, contient une sélection de documents significatifs des archives du ministère des Affaires étrangères, mais aussi du Service historique de la Défense, des Archives nationales (pièces du procès de Riom) et de fonds privés, notamment celui de René Massigli (une biographie de Massigli paraît en 2005, également sous le patronage du ministère des Affaires étrangères, aux éditions PIE-Peter Lang SA, collection ‘Diplomatie et Histoire’).