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Documents diplomatiques français

1964 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Ministère des Affaires étrangères

Dans un paysage international figé pour l’essentiel par la guerre froide et l’opposition des deux blocs, différentes innovations de la politique étrangère française manifestent une lente évolution en cours. À coup sûr, la plus importante consiste dans l’établissement de relations diplomatiques entre la France et la République populaire de Chine. Comme il fallait s’y attendre, la réaction des États-Unis est vive: ils considèrent que la décision du général de Gaulle est inspirée par «le seul souci de marquer l’indépendance» de la France.
La deuxième novation concerne l’orientation de la politique étrangère vers le Tiers-Monde, marquée en particulier par le premier voyage de l’année en Amérique latine: c’est l’occasion pour le général de Gaulle d’exprimer sa conception de l’aide au développement et ses idées de solidarité et d’indépendance à l’égard des États-Unis.
Enfin, le réchauffement des liens entre la France et les pays d’Europe de l’Est constitue la troisième novation, alors que les Soviétiques affirment leur désir de bonnes relations avec la France. En revanche, le premier anniversaire de la signature du traité de l’Élysée permet de faire le point sur l’évolution des relations franco-allemandes: tout se passe comme si, au plan des procédures, le traité fonctionnait correctement mais à vide.
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Documents diplomatiques français

1920 – Tome III (24 septembre 1920 – 15 janvier 1921)

Ministère des Affaires étrangères

Le volume apporte 441 pièces qui documentent ce que fut la politique étrangère de la France durant les quatre mois d’exercice du pouvoir par Georges Leygues (24 septembre 1920 au 15 janvier 1921), mois d’une vie internationale très mouvementée; et la nomination de Philippe Berthelot au secrétariat général du Quai d’Orsay introduisait une nouvelle donnée dans la politique française, favorable à l’exécution des traités et à l’appui aux nouveaux États formés sur les décombres de l’ancienne Autriche-Hongrie («Petite Entente»). En Russie, la résistance antibolchevique de Wrangel s’effondra; quel comportement adopter à l’égard du pouvoir soviétique victorieux? En Turquie, la rébellion nationaliste de Kemal s’imposait, appelant ici aussi la définition d’une nouvelle politique. Enfin et surtout, l’Allemagne était toujours aussi rétive à exécuter les obligations du traité de Versailles dans les domaines du désarmement et des réparations, affaires qui devaient entraîner la chute de Leygues.
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Documents diplomatiques français

1972 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Series:

Edited by Ministère des Affaires étrangères

Outre les échos ou réactions suscités par l’affaire du Watergate, l’attentat aux Jeux olympiques de Munich, la signature du « traité fondamental » entre les deux Allemagne, la France est directement concernée par différents dossiers. Ce sont les protestations contre les essais atomiques, les rapports avec l’Afrique subsaharienne, sa politique asiatique, enfin et surtout le rôle qu’elle entend jouer dans une Europe élargie.

Aux Nations unies, le débat qui s’ouvre en novembre met la France en difficulté puisque le projet de résolution affirmant l’urgence à mettre fin aux essais nucléaires recueille 105 voix contre 4. C’est un vrai revers pour la diplomatie française.

On est en pleine transformation des rapports avec les anciennes colonies françaises, qui avaient été établis à la suite des indépendances de 1960. Le Congo-Brazza, le Niger, la Mauritanie sont les premiers à réclamer une révision des accords de coopération. Bientôt, tous s’y mettent, même le Gabon et la Côte d’Ivoire. La France ne s’y refuse pas, mais Georges Pompidou répète comme pour s’en convaincre : « la coopération franco-africaine n’est pas en crise ».

En tant qu’ancienne puissance coloniale en Asie du Sud-est, la France est directement concernée par l’évolution de l’ex-Indochine et par la guerre du Vietnam qui se poursuit malgré les négociations de Paris et s’étend au Cambodge. Les bombardements américains qui s’intensifient ont alors une conséquence tragique pour la France puisque, le 11 octobre 1972, l’immeuble de la Délégation générale à Hanoï est touché de plein fouet par une bombe américaine. Pierre Susini (délégué général depuis décembre 1970) y trouve la mort.

Du côté des affaires européennes, c’est la mobilisation après le choc de la dévaluation du dollar en 1971 : il s’agit pour la Communauté économique européenne d’affirmer sa cohésion face au déséquilibre des relations monétaires internationales en manifestant la solidarité monétaire des pays européens par une Conférence au sommet qui se tient à Paris les 19 et 20 octobre 1972, dont le résultat le plus important est la détermination affichée de réaliser une union économique et monétaire.

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Documents diplomatiques français

1972 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Series:

Edited by Ministère des Affaires étrangères

Le premier semestre de l’année 1972 est marqué par des événements ou des gestes spectaculaires qui sont autant de tournants dans les relations internationales. Il s’agit de deux phénomènes transnationaux : l’environnement et le terrorisme, et de deux phénomènes dans le domaine des relations inter-étatiques. C’est en particulier le cas de la première Conférence mondiale sur l’environnement tenue à Stockholm en juin avec plus de mille participants représentant 132 États. Bien que chacun d’entre eux ait ses propres revendications, le vrai critère de division sépare les pays industrialisés des pays en voie de développement qui refusent d’entraver leur industrialisation sous couvert de défense de l’environnement. Dans l’article 21 de la déclaration adoptée à l’unanimité, il est fait implicitement référence aux dommages que pourraient causer les armes de destruction massive. Et c’est la France qui est visée parce qu’elle a repris ses expériences nucléaires dans l’atmosphère en Polynésie depuis 1966. L’opposition des États du Pacifique est virulente, les tentatives d’amadouer les Péruviens sont vaines et la campagne de l’ONG Greenpeace, qui envoie un bateau dans la zone d’expérimentation, embarrasse les autorités françaises.

L’autre phénomène transnational est le terrorisme, qui sévit en Allemagne fédérale depuis 1968, à l’initiative de la Fraction Armée rouge connue aussi sous le nom de bande à Baader; mais surtout au Proche-Orient avec l’attentat spectaculaire à l’aéroport de Lod (30 mai 1972) à l’arrivée de l’avion d’Air France, occasion pour les Israéliens de mettre en cause les autorités françaises qui s’ajoute au catalogue de reproches faits par Tel Aviv à Paris, dressés avec doigté par l’ambassadeur F. Huré.

Enfin, deux phénomènes importants sur le plan inter-étatique : la naissance d’un nouvel État qui n’est pas le fruit de la décolonisation. Cet événement inédit embarrasse la diplomatie française qui reconnait le Bangla-Desh, mais ne veut pas que ce geste soit interprété comme « un geste hostile » à l’égard d’Islamabad, tout en souhaitant maintenir de bonnes relations avec New Delhi. Et l’ambassadeur de France à Dacca plaide pour une aide économique rapide et intelligente pour sortir ce pays de la misère. L’autre événement stupéfiant, quand on sait l’animosité des relations entre Pékin et Washington depuis 1949, est la visite du président Nixon en Chine (21-28 février), malgré la guerre du Vietnam et le problème de Taïwan, au point que notre ambassadeur à Pékin dit éprouver « le malaise naturel d’une rencontre gênante ».

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Documents diplomatiques français

VICHY (1er janvier – 31 décembre 1941)

Ministère des Affaires étrangères

En 1941, l’Allemagne nazie se lance à l’assaut de l’Union soviétique ; le Japon attaque les États-Unis. La guerre est désormais mondiale et touche tous les continents, tous les océans. La France de Vichy n’est pas un acteur principal. Elle observe les événements de l’Europe orientale et centrale. De Bucarest, de Sofia, de Budapest, d’Athènes et d’Ankara, les diplomates français suivent, pas à pas, l’évolution des relations internationales. Les Balkans demeurent une zone troublée, dans laquelle les ambitions des uns et des autres s’affrontent. En Europe orientale comme en Europe centrale, on ne peut que constater à la fois le renforcement de la présence allemande et les préparatifs d’une guerre qui opposera l’Allemagne nazie à l’Union soviétique.
En Indochine, la France est encore présente. Mais elle se heurte aux ambitions du Japon. Elle ne peut guère compter sur le concours des États-Unis et constate, de jour en jour, le déclin de son autorité. Du coup, devant cet affaiblissement à la fois inévitable depuis la signature de l’Armistice et de plus en plus perceptible, la France de Vichy tâche de resserrer ses liens avec l’Espagne franquiste et le Saint-Siège. Elle tâche de mettre en place une sorte d’alliance fondée sur les convictions religieuses et sociales. Avec des résultats inégaux et incertains. Elle aimerait maintenir vivante l’amitié franco-américaine. À Washington, pourtant, on s’inquiète d’une « collaboration » qui soumettrait la France à l’Allemagne. Et, de plus en plus, au fil des mois, le rapprochement avec la Grande-Bretagne devient l’objectif principal du président Franklin Roosevelt.
À vrai dire, du Proche-Orient à l’Amérique latine, les autorités de Vichy constatent que « la dissidence » gagne du terrain. Les Britanniques et, dans une certaine mesure, les Américains la confortent. Malgré l’échec devant Dakar, de Gaulle et la France libre occupent une place grandissante. Les ralliements succèdent aux ralliements. Tout compte fait, la France de Vichy est bien seule pour affronter ses vainqueurs qui manifestent des exigences croissantes. « La collaboration » l’entraîne inexorablement dans le sillage de l’Allemagne. L’année 1941 dissipe les dernières illusions.
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Documents diplomatiques français

1923 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Ministère des Affaires étrangères

Le premier semestre de 1923 est marqué par l’opération de la Ruhr. Après l’échec de la conférence de Paris, qui confirme le désaccord franco-britannique, Poincaré décide avec la Belgique l’envoi dans la Ruhr d’une mission d’ingénieurs accompagnée de troupes. Il s’agit de démontrer la mauvaise volonté allemande dans la question des réparations par l’exploitation d’un « gage productif ». Face à la résistance passive, bientôt institutionnalisée par le gouvernement allemand, l’opération prend une ampleur inattendue avec l’occupation de l’ensemble de la Ruhr, la prise en main des territoires occupés et l’établissement d’un cordon douanier avec l’Allemagne.
Dans ce contexte, le ministère des Affaires étrangères élabore, en février, un plan liant les réparations, les dettes interalliées et l’évacuation par étapes de la Ruhr et des territoires occupés, avec comme objectif de renforcer durablement la position économique de la France et sa sécurité. À partir de mars, on évoque aussi l’hypothèse d’une autonomie et d’une neutralisation de la Sarre et de la Rhénanie sous contrôle de la SDN. Poincaré s’attache à rassurer la Grande-Bretagne sur les intentions de la France et adopte la plus grande réserve à l’égard de toute idée de séparatisme. Il repousse toutes les tentatives allemandes pour engager des conversations en posant le préalable de l’abandon de la résistance passive.
À la conférence de Lausanne, Poincaré privilégie la solidarité avec la Grande-Bretagne et l’Italie, en particulier dans les questions économiques et financières, même au prix d’un refroidissement des relations avec la Turquie. Le principal souci de la diplomatie française en Europe orientale est d’éviter un conflit régional, en particulier à propos de Memel. La France apporte son soutien à la Pologne dans la question de la Galicie orientale et de Vilna, tandis que la Pologne soutient l’action de la France dans la Ruhr. Le voyage du maréchal Foch témoigne du réchauffement des relations entre les deux pays. Malgré des avances soviétiques et le souci d’éviter un soutien à l’Allemagne, Poincaré maintient la position de droit sur les dettes tsaristes et les biens nationalisés, tout en laissant se développer les relations commerciales privées avec l’URSS.
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Documents diplomatiques français

1920 – Tome II (19 mai – 23 septembre)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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Documents diplomatiques français

1940 – Tome II (11 juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Quatrième de la série des documents diplomatiques français consacrés à la Seconde Guerre mondiale, ce volume débute à la date à laquelle les deux chambres, réunies en Assemblée Nationale, votent les pleins pouvoirs au gouvernement dirigé par le maréchal Pétain pour promulguer la constitution de l’État français. Les documents choisis montrent donc les premiers pas du régime de Vichy dans le domaine des relations internationales, tant du côté des vainqueurs, intransigeants, que de l’ancien allié britannique, avec lequel les contacts sont maintenus, et des États-Unis, neutres mais dont les sympathies inclinent clairement vers la Grande-Bretagne.
Parallèlement aux recueils consacrés à la diplomatie de Vichy, d’autres volumes traiteront de la France Libre.
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Edited by Ministère des Affaires étrangères

The purpose of the «French Diplomatic Documents» (DDF) is to present year on year the most significant documents relating to French Foreign Policy – preserved by the French Ministry of Foreign Affairs. A rigorous scientific method is employed for the document selection undertaken by independent groups of scholars and historians under the direction of eminent academics. For this purpose, the groups of scholars are provided complete access to all archives, produced or received by the French Ministry of Foreign Affairs. In order to facilitate reading, the selection of the documents published is annotated using a methodical table, footnotes and an index of names. The DDF series is an indispensable tool for information concerning the history of international relations and French diplomacy during the course of the 20 th century.

The series consists of the following collections:

  • Documents diplomatiques français – 1914–-1916
    Edited by Pr Jean-Claude Montant


  • Documents diplomatiques français – 1917-–1919
    Edited by Pr Robert Frank


  • Documents diplomatiques français – 1920–-1932
    Edited by Pr Christian Baechler


  • Documents diplomatiques français – 1932–-1935 et 1936-–1939
    Edited by Pr Pierre Renouvin (†) and Jean-Baptiste Duroselle (†)


  • Documents diplomatiques français – 1939-–1944
    Edited by Pr André Kaspi


  • Documents diplomatiques français – 1944-–1954
    Edited by Pr Georges-Henri Soutou


  • Documents diplomatiques français – depuis 1954
    Edited by Pr Maurice Vaïsse

The 1932–-1935 and 1936-–1939 series were published under the responsibility of the Commission for the
publishing of documents on the origins of the Second World War. The «French Diplomatic Documents»
publications currently in preparation are chaired by the Diplomatic Archives Commission.
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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Présenter, année par année, les documents les plus significatifs de la politique étrangère de la France et conservés par le ministère des affaires étrangères : tel est l’’objet des « Documents diplomatiques français » (DDF). La sélection de ces documents est faite d’une façon rigoureusement scientifique et en toute indépendance par des équipes de chercheurs et d’’historiens sous la direction d’’éminents universitaires. Pour ce faire, ces équipes ont un accès total à toutes les archives produites ou reçues par le ministère français des affaires étrangères. La sélection des documents publiés est complétée, pour en rendre la lecture plus aisée, par une table méthodique, des notes de bas de page et un index des noms de personnes. La collection des DDF est un outil indispensable à la connaissance de l’’histoire des relations internationales et de la diplomatie française au cours du XX e siècle.