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Esquisses d’une Europe nouvelle

L’européisme dans la Belgique de l’entre-deux-guerres (1919-1939)

Series:

Geneviève Duchenne

Alors que ce n’est qu’à partir des années 1950 que le projet européen se traduit dans les institutions et dans les politiques, l’idée européenne, suscite déjà, et ce, dès l’entre-deux-guerres, de multiples initiatives.
Cet ouvrage issu d’une thèse de doctorat, souhaite apporter une contribution originale à la connaissance des courants européistes qui fleurirent dans la Belgique des années 1920 et 1930.
Fondé sur l’exploitation de sources multiples et inédites, il révèle la richesse insoupçonnée des projets et des mouvements engendrés dans le contexte de l’Europe de Versailles. Invitant à découvrir l’Europe telle que la conçurent la génération de la guerre et celle de la crise à travers leurs cadres mentaux, chronologiques et géographiques, cette étude met en lumière le rôle des cercles, des milieux ainsi que des moments-clés.
Elle place enfin l’accent sur les lieux qui de Genève à Vienne et Paris, puis de Bruxelles à Berlin, incarnent l’européisme de l’époque.
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Visions et projets belges pour l’Europe

De la Belle Époque aux Traités de Rome (1900-1957)

Geneviève Duchenne

Construire l’Europe? L’idée n’est pas neuve. Si les premières réalisations concrètes eurent lieu dans les années 50, plusieurs Européens, et parmi eux des Belges, ont «pensé l’Europe» dès l’aube du XXe siècle. Présentant des projets divers et nombreux, ils anticipèrent souvent les questions posées après la Seconde Guerre mondiale tout en s’insérant dans l’histoire tourmentée de la première moitié du siècle.
Si, avant 1914, une élite littéraire et cosmopolite soulignait l’existence d’une communauté de civilisation, des projets plus pragmatiques envisageaient la création d’unions douanières, embryons des futurs États-Unis d’Europe. Après la grande déflagration de 1914, la nécessité d’unifier le continent se fit plus pressante. Pour sauver l’Europe, l’Autrichien Richard Coudenhove-Kalergi lança le mouvement Paneuropa (1922) et le ministre français des Affaires étrangères, Aristide Briand, un plan d’union fédérale (1929). Ces initiatives suscitèrent un immense enthousiasme en Belgique. Les années 20 étaient celles de l’espoir, les années 30 furent celles des remises en questions et des dérives. L’idée européenne recula à la faveur des replis nationalistes, même si d’aucuns prônaient encore une union des peuples du continent. Mais, d’ambiguïtés en confusions, l’idée d’Europe fut dévoyée au profit du rêve hégémonique de quelques intellectuels qui défendaient une Europe allemande et une révolution national-socialiste. Si cette Europe-là a trouvé son aboutissement dans la Seconde Guerre mondiale et l’occupation allemande, des voix s’élevèrent d’exil pour défendre la construction d’une Europe nouvelle, d’une Europe démocratique, d’une Europe sans guerre… Après la Libération, l’aide américaine et la Guerre froide, l’Europe se construisit entre les États-Unis et l’U.R.S.S., cherchant sa voie entre nécessités économiques, revendications sociales et identités culturelles.
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Edited by Geneviève Duchenne and Michel Dumoulin

Cet ouvrage reconsidère l’histoire du militantisme européen à l’aune du concept de génération. Essentielle pour appréhender le changement social et mesurer le temps historique, cette approche permet de percevoir autour de trois moments clés – avant 1900, autour de 1930 et autour de 1960 – les lignes de force qui structurent le discours européen.
En effet, les onze contributions rassemblées ici revisitent l’engagement de quelques fédéralistes européens aux XIX e et XX e siècles au sein d’espaces nationaux spécifiques – belge, hollandais, français, allemand, autrichien, hongrois, polonais ou encore italien.
La prise en compte des phénomènes d’âge est, en effet, particulièrement utile pour expliquer l’apparition, le développement et le succès, ou l’insuccès, de courants idéologiques nouveaux par-delà les ruptures provoquées par des crises politiques, sociales ou économiques.
Aussi, au-delà de l’engagement individuel au sein d’en espace géographique défini, ce sont bien des groupes et des réseaux qui émergent, à des moments-clés, sur la scène européenne.
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L’Europe et l’Asie

Actes de la IX e Chaire Glaverbel d’études européennes 2003-2004

Michel Dumoulin and Geneviève Duchenne

Ensembles historiques et culturels fondamentalement différents, l’Asie et l’Europe se sont perçues – et se perçoivent encore? – à travers des prismes déformants. Depuis la fin des années 1950, certaines économies asiatiques ont connu un remarquable développement impliquant la recherche de marchés extérieurs parmi lesquels l’Europe occupe une place de choix. Mais la nature même du développement économique en Asie pose la question de savoir si, demain, l’Union européenne s’érigera en forteresse tentant de résister aux avancées asiatiques ou si, au contraire, elle cherchera à établir un véritable partenariat, notamment avec l’Inde et la Chine.
Au delà des questions de nature économique, celles relevant de l’analyse politique ne doivent-elles pas être posées? Les rapports entre l’Union et les membres de l’ASEAN inclineraient à répondre positivement. Ils invitent à la prospective, à l’exemple de l’évolution des relations euro-japonaises depuis le début des années 1990. Celle-ci paraît en effet démontrer qu’une meilleure connaissance des caractères structurels et culturels du lien Europe-Asie inscrits dans la durée, constitue, notamment, un facteur déterminant du développement des relations économiques.
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L’Europe inachevée

Actes de la X e Chaire Glaverbel d’études européennes 2004-2005

Michel Dumoulin and Geneviève Duchenne

La construction européenne est, depuis son origine, en perpétuel mouvement. L’évolution est constante tant au point de vue des espaces concernés que de celui des compétences, des politiques et des institutions.
L’Europe des Vingt-Cinq est inachevée car, en son sein, le projet de traité constitutionnel n’est pas encore traduit dans la réalité. Le serait-il que la défiance des uns, l’indifférence des autres, pose la question de l’inachèvement de l’Europe du citoyen. Pourtant, la politique étrangère, celle de la défense ou encore la politique sociale (pour ne rien dire d’une politique économique) sont autant d’enjeux et de défis, aujourd’hui comme demain. Et ils sont de taille.
L’Europe est inachevée, aussi, parce que, au-delà des adhésions annoncées de la Bulgarie et de la Roumanie, puis de la Croatie, la question du sud-est européen reste posée comme l’est celle de la vocation de la Turquie à rejoindre ou non l’Union.
L’Europe est encore inachevée en tant que projet. Europe des patries, Europe fédérale, confédérale, des régions, des peuples ? En bref, quelle Europe, aujourd’hui qu’il n’est plus censé exister une « Autre Europe » ? Inachevée sans aucun doute, l’Europe est à inventer ou mieux, à réinventer. Et cet inachèvement même réclame sans doute une pédagogie qui ne soit ni celle de l’apologie sans discernement ni celle de la critique aveugle.
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L’Union européenne et les États-Unis- The European Union and the United States

Actes de la VIII e Chaire Glaverbel d’études européennes 2002-2003- Proceedings of the 8 th Glaverbel Chair in European Studies 2002-2003

Michel Dumoulin and Geneviève Duchenne

L’ère des révolutions atlantiques des dernières décennies du XVIII e siècle a ouvert la voie au développement d’une relation fort particulière entre l’Europe et les États-Unis. Tour à tour objet de curiosité, de fascination, terre d’immigration et lieu de combats sans merci, les États-Unis frappèrent tôt les observateurs attentifs par leur organisation institutionnelle, leurs gigantesques dimensions et, enfin, leur potentiel sans limites. Dès l’intervention du pays dans la Première Guerre mondiale, les relations entre le vieux et le nouveau continent devinrent ambiguës et ne cesseront de l’être, de la Seconde Guerre mondiale à la guerre froide. L’existence de ces tensions entre une Europe en quête d’unité et des États-Unis considérés comme «le gendarme du monde» se fait encore ressentir de nos jours. Ce n’est pas tant à l’analyse de ces tensions qu’est consacré ce volume qu’à leur mise en perspective, afin de contribuer à mieux comprendre l’impact de ce qui est tantôt collaboration, tantôt compétition, voire mésentente, dans un contexte mondial où il n’est pas sans intérêt d’observer l’attitude d’autres partenaires.
The era of Atlantic revolutions spanning the last decades of the 18 th century opened the way towards the development of close ties between Europe and the USA. By turns object of curiosity, fascination, land of immigration and scene of merciless combats, the United States early impressed careful observers with their institutional organization, their massive size and their unlimited potential. From the intervention in the World War I, the relationship between the old and the new continent became ambivalent. So it continued following America’s intervention in World War II, and in the Cold War.
Today, the existence of major tensions between a Europe in search of unity and the United States considered as «the policeman of the world» remains visible. This volume is not meant to analyze these tensions but more to put them into perspective with a view to fostering a better understanding of the impact of the continual shift between cooperation, competition and even misunderstanding in a world where it is clearly important to keep an eye on your partner’s attitudes.
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Pardon du passé, Europe unie et défense de l’Occident

Adenauer et Schuman docteurs "honoris causa" de l’Université catholique de Louvain en 1958

Geneviève Duchenne and Gaëlle Courtois

La collation du titre de docteur honoris causa n’est pas un acte anodin, qui plus est, lorsqu’il est accordé, en janvier 1958, par une instance de l’Université catholique de Louvain (UCL) au chancelier Konrad Adenauer et à Robert Schuman. À cette date, Louvain avait à peine pansé ses plaies de la Seconde Guerre mondiale, qui avaient elles-mêmes ravivé celles causées par la Première. En honorant le chef de la puissance considérée comme source de ce double martyre, les autorités universitaires prenaient des risques, bien qu’atténués quelque peu par la présence du Français Schuman, et témoignaient de leur espoir dans un « avenir meilleur ».
Au-delà de l’aspect protocolaire, cet acte est donc chargé de fortes connotations symboliques et met en scène des ressorts profonds où se mêlent politique et religion. Pour l’Université catholique de Louvain, c’était en quelque sorte mettre l’Europe naissante sous la bannière de l’Église et de sa vertu chrétienne, le pardon, dans des temps où l’expansion du communisme menaçait l’Occident.
Ce volume, fruit d’un colloque organisé à l’UCL en février 2008, offre dans ses diverses communications une évocation de la célébration louvaniste, mais aussi, et surtout, une réflexion sur l’Europe d’alors et ses enjeux, susceptible de nourrir le questionnement sur l’Europe actuelle.
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L’Europe et la Méditerranée

Actes de la VIe Chaire Glaverbel d’études européennes 2000-2001

Michel Dumoulin and Geneviève Duchenne

À en croire le mythe, Europe, montée sur le taureau, aurait quitté Tyr et non la Grèce. Plus qu’un objet de controverse, la question de savoir d’où partit Europe constitue l’illustration même d’une réalité: notre revendication partagée d’une patrie commune qui est aussi interrogation sur le destin et les enjeux du rapport de l’Europe avec la Méditerranée. Que l’histoire, les civilisations, les cultures soient interpellées semble aller de soi. Depuis la plus haute antiquité, la Méditerranée – les Méditerranées? – a fait l’objet de brassages, courants, déchirements, rapprochements. L’histoire antique ne peut toutefois servir d’alibi. Depuis lors, la Méditerranée n’a cessé d’être enjeu et lieu de destins – communs, parfois; antagonistes, souvent; carrefour d’échanges culturels, sociaux et économiques, toujours. À cet égard, la dernière décennie du XX e siècle a vu se mettre en place les premiers éléments de ce que certains considèrent comme une intégration euro-méditerranéenne. Du Maroc à la Turquie, presque tous les pays de la Méditerranée méridionale et orientale ont signé ou négocient des accords de libre-échange avec l’Union européenne. Les effets de ce mouvement sont encore loin d’être clairs mais on peut sans doute mettre en exergue l’instauration, à terme, d’une libre circulation des marchandises entre le Nord et le Sud. Et vice et versa? Le cadre juridique de l’échange constitue évidemment un autre sujet d’interrogation, notamment parce qu’il s’agit de mieux appréhender un processus qui est aussi le résultat de choix politiques. Mais ce questionnement ne se limite pas à la perspective de la libre circulation des biens et des capitaux réglée par un dispositif juridique. Il concerne aussi les hommes, les idées et les cultures. Qui niera que le phénomène migratoire concerne les deux rives de ce qui pourrait être – utopie? – une réelle Mare nostrum.
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Les petits États et la construction européenne

Actes de la VII e Chaire Glaverbel d’études européennes 2001-2002

Michel Dumoulin and Geneviève Duchenne

Dans l’Europe des Six, dite «la petite Europe», il n’était pas rare de voir présenter les trois petits pays constituant le Benelux comme formant un bloc susceptible de contrebalancer l’influence des trois grands. En d’autres occasions, la coopération entre les États du Benelux – créé avant le Conseil de l’Europe et la CECA – est considérée comme «le laboratoire de l’Europe», selon l’expression de Jean-Charles Snoy.
L’histoire et l’actualité de la construction européenne démontrent en effet que les petits pays y ont joué et y jouent encore un rôle important, alors que l’Union compte désormais quinze membres et davantage encore dans un avenir proche.
Mais trois petits font-ils un grand? Quel est le poids de ces pays et quelles sont leurs éventuelles limites? Pourquoi des petits pays, en Europe, demeurent-ils en dehors de l’Union, à l’instar de la Suisse? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles la Chaire Glaverbel d’études européennes 2001-2002, clôturée par un important colloque international, a tenté de répondre.
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Raymond de Becker (1912-1969)

Itinéraire et facettes d’un intellectuel réprouvé

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Edited by Olivier Dard, Etienne Deschamps and Geneviève Duchenne

Du fait de ses fonctions de rédacteur en chef du journal Le Soir dit « volé » entre 1940 et 1943, Raymond de Becker (1912-1969) est inscrit dans la mémoire collective comme un des chefs de file de la collaboration intellectuelle belge.
Ce moment de son itinéraire ne rend toutefois pas compte de l’ensemble du parcours intellectuel, religieux et politique de l’auteur du Livre des Vivants et des Morts (1942). Polémiste redoutable, de Becker s’imposa rapidement comme un des intellectuels les plus en vue de sa génération, à tout le moins dans les milieux catholiques, européistes et « non conformistes ». L’ami d’Henry Bauchau et d’Hergé, mais aussi de Jacques Maritain et d’Emmanuel Mounier, entendait, à l’instar de toute une ggénération traumatisée par la Grande Guerre et par ses conséquences, rénover les cadres d’une société jugée sclérosée par la démocratie parlementaire, le libéralisme et le capitalisme. Après avoir hésité entre contemplation et action, il prit distance avec le catholicisme et s’engagea dans des voies plus politiques. Son intérêt croissant pour les sujets liés à l’unité et à la paix du continent européen alla de pair avec une fascination pour les nouveaux régimes totalitaires, à commencer par celui de l’Allemagne.
Incarcéré à la Libération jusqu’en février 1951, de Becker fut contraint de s’exiler, choisit Lausanne puis Paris. Aux côtés de Raymond Abellio ou de l’équipe de Planète de Louis Pauwels, il poursuivit une activité d’essayiste et de journaliste autour de thèmes comme le cinéma, l’homosexualité, la psychanalyse, le paranormal ou les philosophies orientales.