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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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Documents diplomatiques français

1972 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Le premier semestre de l’année 1972 est marqué par des événements ou des gestes spectaculaires qui sont autant de tournants dans les relations internationales. Il s’agit de deux phénomènes transnationaux : l’environnement et le terrorisme, et de deux phénomènes dans le domaine des relations inter-étatiques. C’est en particulier le cas de la première Conférence mondiale sur l’environnement tenue à Stockholm en juin avec plus de mille participants représentant 132 États. Bien que chacun d’entre eux ait ses propres revendications, le vrai critère de division sépare les pays industrialisés des pays en voie de développement qui refusent d’entraver leur industrialisation sous couvert de défense de l’environnement. Dans l’article 21 de la déclaration adoptée à l’unanimité, il est fait implicitement référence aux dommages que pourraient causer les armes de destruction massive. Et c’est la France qui est visée parce qu’elle a repris ses expériences nucléaires dans l’atmosphère en Polynésie depuis 1966. L’opposition des États du Pacifique est virulente, les tentatives d’amadouer les Péruviens sont vaines et la campagne de l’ONG Greenpeace, qui envoie un bateau dans la zone d’expérimentation, embarrasse les autorités françaises.

L’autre phénomène transnational est le terrorisme, qui sévit en Allemagne fédérale depuis 1968, à l’initiative de la Fraction Armée rouge connue aussi sous le nom de bande à Baader; mais surtout au Proche-Orient avec l’attentat spectaculaire à l’aéroport de Lod (30 mai 1972) à l’arrivée de l’avion d’Air France, occasion pour les Israéliens de mettre en cause les autorités françaises qui s’ajoute au catalogue de reproches faits par Tel Aviv à Paris, dressés avec doigté par l’ambassadeur F. Huré.

Enfin, deux phénomènes importants sur le plan inter-étatique : la naissance d’un nouvel État qui n’est pas le fruit de la décolonisation. Cet événement inédit embarrasse la diplomatie française qui reconnait le Bangla-Desh, mais ne veut pas que ce geste soit interprété comme « un geste hostile » à l’égard d’Islamabad, tout en souhaitant maintenir de bonnes relations avec New Delhi. Et l’ambassadeur de France à Dacca plaide pour une aide économique rapide et intelligente pour sortir ce pays de la misère. L’autre événement stupéfiant, quand on sait l’animosité des relations entre Pékin et Washington depuis 1949, est la visite du président Nixon en Chine (21-28 février), malgré la guerre du Vietnam et le problème de Taïwan, au point que notre ambassadeur à Pékin dit éprouver « le malaise naturel d’une rencontre gênante ».

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1970 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Les principales questions abordées dans le présent volume sont dans la continuité de celles qui faisaient la trame du deuxième semestre de l’année 1969. Ce sont : la politique française à l’égard de la candidature britannique à la CEE ; la politique méditerranéenne de la France ; les relations franco-américaines à l’occasion du voyage du président Pompidou aux États-Unis ; les relations avec les régimes sud-africain et portugais qui mettent la France en difficulté avec les pays africains.
À la suite de la conférence de La Haye (2-3 décembre 1969), l’élargissement est rendu possible mais les négociations n’en apparaissent pas moins délicates, même si la victoire du parti conservateur aux élections du 18 juin 1970 change en partie la donne, ce dont se réjouit la diplomatie française.
La notion de « politique méditerranéenne » permet à la diplomatie française de donner une cohérence à l’amélioration des relations de la France avec les pays d’Afrique du Nord et notamment la Libye. L’aspect le plus neuf de cette diplomatie française est la percée sur le marché libyen avec la vente d’avions Mirage. Combinée au grave incident des vedettes de Cherbourg qui provoque une crise diplomatique franco-israélienne, cette politique étrangère va avoir des répercussions sur les relations franco-américaines.
Cette vente va en effet empoisonner l’atmosphère de la visite du président Pompidou aux États-Unis (28 février-3 mars 1970) à l’occasion des incidents de Chicago qui ont vivement impressionné le Président et Madame Pompidou. Il n’en reste pas moins que les deux Présidents ont pu avoir des conversations approfondies sur le Proche-Orient, en particulier l’armement israélien, la situation monétaire internationale et la guerre du Vietnam, et ont décidé d’établir une liaison personnelle.
Alors que sous Georges Pompidou, la diplomatie française poursuit et élargit son implantation en Afrique, comme au Rwanda, les rapports que la France entretient avec les régimes sud-africain et portugais posent problème en raison de la condamnation du régime d’ apartheid dans le premier cas, de la décolonisation des territoires africains sous tutelle portugaise dans le second. La France est l’objet de pressions pour l’amener à rompre les relations commerciales avec l’Afrique du Sud, en particulier la fourniture d’armes françaises. Du côté portugais, c’est la participation d’entreprises françaises à la construction du barrage de Cabora Bassa (Mozambique) qui fait l’objet de critiques de la part de gouvernements africains, dont celui de Zambie.
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1971 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

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Edited by Ministère des Affaires étrangères

En plein cœur de l’été, le monde occidental tout entier est bousculé par la décision prise par le président Nixon le 15 août 1971 de supprimer la convertibilité du dollar en or. Depuis les accords de Bretton Woods en 1944, instaurant un système de changes fixes entre monnaies, et reconnaissant au dollar le rôle de monnaie de réserve, la monnaie américaine est au cœur du système monétaire international. Mais, confronté à l’accumulation des déficits américains et à l’imminence d’une crise, Richard Nixon décide l’inconvertibilité du dollar et une surtaxe sur les importations. Ces mesures sont prises sans aucune concertation avec les partenaires européens, qui tentent de « définir une attitude concertée et si possible commune ». D’où de multiples rencontres internationales, en particulier celle des Açores où le président Pompidou rencontre le président Nixon les 13 et 14 décembre, à l’origine des accords de la Smithsonian Institution qui signent la fin du système de 1944.
L’accord quadripartite sur Berlin du 3 septembre 1971 réaffirme les droits et les responsabilités des quatre grandes puissances, sauvegarde la liberté de Berlin-Ouest et donne à la RFA une liberté d’action pour déployer l’ Ostpolitik. Parallèlement la diplomatie française est particulièrement présente dans les pays d’Europe de l’Est, en particulier en Union soviétique.
Les relations de la France avec les pays du Proche-Orient continuent de se développer : Arabie saoudite, Irak, Iran, surtout la Libye dont le vice-président est reçu par le président Pompidou.
En Asie, alors que la République populaire de Chine est enfin admise aux Nations unies, et que les négociations pour le retour de la paix au Vietnam piétinent, la grande affaire est celle de la prise de contact directe entre Washington et Pékin avec la visite programmée pour le début de l’année 1972 du président Nixon en Chine.
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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Présenter, année par année, les documents les plus significatifs de la politique étrangère de la France et conservés par le ministère des affaires étrangères : tel est l’’objet des « Documents diplomatiques français » (DDF). La sélection de ces documents est faite d’une façon rigoureusement scientifique et en toute indépendance par des équipes de chercheurs et d’’historiens sous la direction d’’éminents universitaires. Pour ce faire, ces équipes ont un accès total à toutes les archives produites ou reçues par le ministère français des affaires étrangères. La sélection des documents publiés est complétée, pour en rendre la lecture plus aisée, par une table méthodique, des notes de bas de page et un index des noms de personnes. La collection des DDF est un outil indispensable à la connaissance de l’’histoire des relations internationales et de la diplomatie française au cours du XX e siècle.
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1972 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

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Edited by Ministère des Affaires étrangères

Outre les échos ou réactions suscités par l’affaire du Watergate, l’attentat aux Jeux olympiques de Munich, la signature du « traité fondamental » entre les deux Allemagne, la France est directement concernée par différents dossiers. Ce sont les protestations contre les essais atomiques, les rapports avec l’Afrique subsaharienne, sa politique asiatique, enfin et surtout le rôle qu’elle entend jouer dans une Europe élargie.

Aux Nations unies, le débat qui s’ouvre en novembre met la France en difficulté puisque le projet de résolution affirmant l’urgence à mettre fin aux essais nucléaires recueille 105 voix contre 4. C’est un vrai revers pour la diplomatie française.

On est en pleine transformation des rapports avec les anciennes colonies françaises, qui avaient été établis à la suite des indépendances de 1960. Le Congo-Brazza, le Niger, la Mauritanie sont les premiers à réclamer une révision des accords de coopération. Bientôt, tous s’y mettent, même le Gabon et la Côte d’Ivoire. La France ne s’y refuse pas, mais Georges Pompidou répète comme pour s’en convaincre : « la coopération franco-africaine n’est pas en crise ».

En tant qu’ancienne puissance coloniale en Asie du Sud-est, la France est directement concernée par l’évolution de l’ex-Indochine et par la guerre du Vietnam qui se poursuit malgré les négociations de Paris et s’étend au Cambodge. Les bombardements américains qui s’intensifient ont alors une conséquence tragique pour la France puisque, le 11 octobre 1972, l’immeuble de la Délégation générale à Hanoï est touché de plein fouet par une bombe américaine. Pierre Susini (délégué général depuis décembre 1970) y trouve la mort.

Du côté des affaires européennes, c’est la mobilisation après le choc de la dévaluation du dollar en 1971 : il s’agit pour la Communauté économique européenne d’affirmer sa cohésion face au déséquilibre des relations monétaires internationales en manifestant la solidarité monétaire des pays européens par une Conférence au sommet qui se tient à Paris les 19 et 20 octobre 1972, dont le résultat le plus important est la détermination affichée de réaliser une union économique et monétaire.

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1915 – Tome II (26 mai – 15 septembre)

Ministère des Affaires étrangères

Ce second volume de l’année 1915 est consacré à la période allant du 26 mai au 15 septembre, date des ultimes propositions des Alliés à la Bulgarie. Ce sont quatre mois particulièrement denses sur le plan diplomatique: il ne s’agit pas seulement, pour l’Entente, de tenter de faire basculer la Bulgarie de son côté mais aussi de faire face à des problèmes préexistants qui s’aggravent avec le temps, manque d’argent et d’armement chez les Alliés, grave incertitude sur la situation en Russie à un moment où la présence russe dans les Balkans s’avère de plus en plus nécessaire. Certes, les peuples balkaniques occupent le devant de la scène mais quatre autres grandes questions se posent aux Alliés en Orient avec Salonique, les Dardanelles, la Syrie et l’Égypte qui affectent le monde maghrébin. De plus, les Alliés sont confrontés à des questions en pleine évolution: création d’un État yougoslave, mouvement tchèque et problème arménien.
L’aspect économique du conflit se renforce. Les Alliés, cherchant à coordonner leurs actions dans le domaine de la surveillance du transit des denrées et matières premières, appuient la création de sociétés de surveillance aux Pays-Bas et en Suisse. En même temps, Alliés et Neutres pensent à la reconstruction du monde après la paix, précisément dans le domaine économique mais aussi par la création de nouveaux États dont l’esquisse des tracés frontaliers fera l’objet de longues discussions lors des négociations de paix.
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1960 – Tome II (1er juillet – 31 décembre)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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Documents diplomatiques français

1959 – Tome I / Annexes (11 mai – 20 juin / 13 juillet – 5 août)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.
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1959 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

Ministère des Affaires étrangères

Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l’objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s’élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d’une histoire fondée sur des sources irréfutables.
Puisés dans les fonds d’archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XX e siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d’archivistes et d’historiens.