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Les enseignes traditionnelles, partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de Pékin

Lili Du

Depuis son adoption de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003, la Chine a lancé au niveau national, le répertoire de son patrimoine culturel immatériel, et a élaboré, mis en action des mesures pour sa sauvegarde. Pékin, ancienne capitale des cinq dynasties, possède une source abondante du patrimoine culturel immatériel. Les vieilles enseignes pékinoises représentent un vecteur particulier du patrimoine oral, l’art de la dénomination, l’art de l’enseigne, la culture traditionnelle à travers le Confucianisme ainsi que des savoir-faire. Cependant, par rapport à la valorisation économique, la valorisation culturelle de ces entreprises a été longtemps négligée. En recourant à la formulation du patrimoine culturel immatériel, le présent travail a voulu explorer et étudier la pluralité du patrimoine immatériel des vieilles enseignes pékinoises, afin de montrer son enjeu dans le développement et la pérennité de ces enseignes ainsi que pour la préservation de la culture locale de Pékin.

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Chapitre Un : Introduction

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Chapitre Un

Introduction

En entrant dans le xxie siècle, l’expression patrimoine culturel immatériel (le pci) devient un mot-clé de la presse mondiale. Cela va de pair avec la mise en place en 2003, par l’unesco, de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » et l’engagement vigoureux des pays membres dans la cause de la sauvegarde de ce patrimoine qui alors nous était encore méconnu. En 2011, la Chine, pays signataire de la « Convention » est le pays qui possède le plus d’éléments reconnus par le pci dans le cadre d’un établissement de la liste de sauvegarde de l’unesco. La Chine a fait un parcours tâtonnant mais responsable en se réappropriant la « Convention » et en l’adaptant au contexte national quant à la sauvegarde de son patrimoine. Pékin, capitale politique, économique et culturelle de la Chine depuis les trois dernières dynasties impériales, de façon successive à partir de 1272,1 sans compter son histoire depuis l’origine, abrite le siège du Centre de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de Chine (Zhōngguó fēi wùzhí wénhuà yíchǎn bǎohù zhōngxīn 中国非物质文化遗产保护中心) depuis 2006. C’est depuis Pékin que la campagne de la sauvegarde de ce patrimoine a pris élan et s’est ensuite étendue au reste du pays.

Pékin dispose d’une source incroyablement abondante en patrimoine immatériel. Cela est dû à sa longue histoire, sa diversité d...

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