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Les enseignes traditionnelles, partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de Pékin

Lili Du

Depuis son adoption de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003, la Chine a lancé au niveau national, le répertoire de son patrimoine culturel immatériel, et a élaboré, mis en action des mesures pour sa sauvegarde. Pékin, ancienne capitale des cinq dynasties, possède une source abondante du patrimoine culturel immatériel. Les vieilles enseignes pékinoises représentent un vecteur particulier du patrimoine oral, l’art de la dénomination, l’art de l’enseigne, la culture traditionnelle à travers le Confucianisme ainsi que des savoir-faire. Cependant, par rapport à la valorisation économique, la valorisation culturelle de ces entreprises a été longtemps négligée. En recourant à la formulation du patrimoine culturel immatériel, le présent travail a voulu explorer et étudier la pluralité du patrimoine immatériel des vieilles enseignes pékinoises, afin de montrer son enjeu dans le développement et la pérennité de ces enseignes ainsi que pour la préservation de la culture locale de Pékin.

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Chapitre Quatre : La dénomination des vieilles enseignes pékinoises

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Chapitre Quatre

La dénomination des vieilles enseignes pékinoises

(L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ; avec ce nom,

il est la mère de toutes choses.

– Lao Tseu

Définition de la dénomination

La dénomination est un acte humain qui consiste à établir un lien désignatif entre un nom et une personne, une chose, ou un objet.1 C’est l’acte d’attribuer un nom. « À Rome, la dénomination correspond d’abord à une donnée juridique ; à l’époque impériale, le citoyen porte les tria nomina : prénom, nom et surnom ».2 En Occident, la science qui étudie les noms s’appelle l’onomastique : « Branche de la lexicologie qui étudie l’origine des noms propres. (On distingue l’anthroponymie, qui étudie les noms de personnes, et la toponymie, qui étudie les noms de lieux.) »3 Autrement dit, « L’onomastique a pour étude des noms de lieux ou toponymie et celle des noms de personne, l’anthroponymie ».4 En France, c’est au début du xxe siècle que les études d’onomastique furent incluses dans l’enseignement supérieur : « C’est Auguste Longnon qui a été véritablement le fondateur de la toponymie française. Il créa à l’École pratique des Hautes Études un cours où était enseignée cette science nouvelle ». La science d’anthroponymie est←85 | 86→ encore plus récente que la toponymie. Quant à la Chine, le premier ouvrage sur les études de dénomination qui mérite d’...

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