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Les enseignes traditionnelles, partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de Pékin

Lili Du

Depuis son adoption de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003, la Chine a lancé au niveau national, le répertoire de son patrimoine culturel immatériel, et a élaboré, mis en action des mesures pour sa sauvegarde. Pékin, ancienne capitale des cinq dynasties, possède une source abondante du patrimoine culturel immatériel. Les vieilles enseignes pékinoises représentent un vecteur particulier du patrimoine oral, l’art de la dénomination, l’art de l’enseigne, la culture traditionnelle à travers le Confucianisme ainsi que des savoir-faire. Cependant, par rapport à la valorisation économique, la valorisation culturelle de ces entreprises a été longtemps négligée. En recourant à la formulation du patrimoine culturel immatériel, le présent travail a voulu explorer et étudier la pluralité du patrimoine immatériel des vieilles enseignes pékinoises, afin de montrer son enjeu dans le développement et la pérennité de ces enseignes ainsi que pour la préservation de la culture locale de Pékin.

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Chapitre Sept : Les commerçants confucéens et l’application des valeurs confucéennes dans la gestion des vieilles enseignes pékinoises

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Chapitre Sept

Les commerçants confucéens et l’application des valeurs confucéennes dans la gestion des vieilles enseignes pékinoises

Les richesses et les dignités obtenues injustement me paraissent

comme des nuages qui passent.

– Confucius1

Dans la longue histoire de la Chine ancienne, la nature d’un grand pays agricole a permis aux Chinois de nourrir une perception particulièrement complexe sur le commerce, les commerçants et les richesses. Sur le plan étatique, de la considération de « l’agriculture comme l’essence, l’artisanat et le commerce comme l’accessoire » (nóng běn gōngshāng mò 农本工商末)2 de l’époque des Royaumes combattants jusqu’à la considération de « l’artisanat et le commerce tous deux comme l’essence » (hōng shāng jiē wéi běn 工商皆为本)3 au tournant des Ming et des Qing, l’idéologie de la classe dirigeante sur le commerce et les commerçants a traversé une longue période presque stagnante d’environ deux millénaires. Sur le plan des opinions populaires, l’image des marchands a été peu digne, ce que nous montre un bon nombre de chengyu dans la langue chinoise : « aucun commerçant n’est candide » (wú shāng bù jiān 无商不奸), « agir uniquement par profit » (wéi lì shì tú 唯利是图), « renoncer à la droiture en vue de faire du bénéfice » (jiàn lì wàng yì见利忘义), et « l’avidité imprègne le cœur » (lì yù xūn xīn 利欲熏心) entre autres. Dans cet environnement...

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