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Mallarmésis

Mythopoétique de Stéphane Mallarmé

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Émile Fromet de Rosnay

Mallarmé, qui se rend compte de la contingence de la Notion une fois qu’elle se met en contact avec le langage, et pour qui la littérature et la pensée sont inséparables, a inventé une nouvelle approche mythologique au langage. Celle-ci récupère l’ancien système des ressemblances où le mot était l’équivalent de son concept. Pourtant, cette approche, « mythopoétique » – une production négative de mythes qui est symptomatique de l’histoire de l’esthétique occidentale – réussit par son échec mimétique même à reproduire une homogénéité au niveau de la forme. Nous démontrons, par des analyses de textes « linguistiques » et « critiques » comme les Notes sur le langage et Le mystère dans les lettres, de proses et de poèmes comme Igitur, les Divagations, Épouser la Notion, le Sonnet en X et Un Coup de Dés, et à partir de phénomènes contemporains, qu’il ne s’agit pas tant de l’art imitant la nature ou vice versa, mais plutôt de la répétition de la production de la nature et de la « nature » d’un langage qui crée des mythes. Les nouvelles ressemblances de cette poétique sont donc doublement mimétiques, à la fois imitant et devenant nature. C’est une poétique qui reflète les découvertes en linguistique au dix-neuvième siècle, comme chez Müller, pour qui « le langage est le travail de la nature », mais qui avant tout se situe inéluctablement dans les trous de la pensée occidentale. Elle exige un travail qui tient compte de son devenir comme constitué épistémologiquement.

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REMERCIEMENTS Je tiens à reconnaître les personnes qui m’ont aidé, directement ou indirectement, avec ce livre : Agnès Conacher et Catherine Dhavernas, directrices de ma thèse de doctorat ; Annette Hayward, lectrice exemplaire des travaux d’étudiants gradués ; Marc Lapprand, un collègue et mentor idéal, qui m’a aidé avec le titre ; Luc Bonenfant, qui m’a posé des questions très importantes ; Gordon Millan, qui m’avait éveillé à l’idée que Mallarmé envisageait son Livre comme les multimédias de nos jours. C’est Derek Flack qui m’a signalé « Economimesis » de Derrida, texte qui a grandement contribué à la perspective théorique de ce travail. Lincoln Shlensky a lu de façon critique quelques parties de ce livre. Toujours derrière mes commentaires sur la dimension politique du sujet avais-je à l’esprit mes conversations avec Enda Brophy. Steve Maddux et Robert Dupree à l’Université de Dallas m’ont inspiré — à cause de nos très belles conversations au sujet du modernisme et de notre débat autour de l’herméneutique lors du séminaire du Phi Beta Kappa — à continuer mes recherches lorsque je travaillais dans mon premier poste à temps plein à l’Université de Dallas. Je remercie aussi Ollivier Dyens et Henry Staten pour de très belles discussions autour de Mallarmé. Je remercie Katherine Hewko, Annick MacAskill et Lara de Beyer pour leur assistance de recherche, ainsi que Stewart Arneil, Greg Newton et Matin Holmes au Humanities Computing and Media Centre à l’Université de Victoria. J’aimerais aussi remercier Jackie Pavlovic et Heidi Burns à Peter Lang, pour leur...

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