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Homage to Adrienne Fontainas

Passionate Pilgrim for the Arts

Series:

Jane Block and Claude Sorgeloos

The twenty-two essays in this volume are contributed by Belgian, French, and American scholars to honor the memory and work of Adrienne Fontainas (1929-2010). The interdisciplinary scholarship this community of international scholars has produced is of lasting importance in underlining the significant role of Brussels from 1870 to 1914. A leading European scholar and bibliophile, Adrienne Fontainas served as Vice President of the International Association of Bibliophiles and membre d’honneur of the Royal Society of Bibliophiles and Iconophiles of Belgium. Her groundbreaking books on the Symbolist poet Stéphane Mallarmé and his Brussels’ editor Edmond Deman ( Edmond Deman éditeur : Art et édition au tournant du siècle and Edmond Deman : Publications de la librairie) are model studies of the book publishing trade in France and Belgium.
The essays in this book explore a wide variety of interdisciplinary fields, including art history, book collecting, publishing, literature and music, and cover subjects such as Félicien Rops, William Degouve de Nuncques, Symbolism and Surrealism, Maurice Maeterlinck and Émile Verhaeren, Paul Signac, Victor Horta, Edmond Picard, André Fontainas, Edmond Deman, and Franz Liszt in Belgium. In addition, a comprehensive bibliography of Adrienne Fontainas’ writings in the visual arts, literature, and music, as well as a discussion of her working methodology, are included.
This book contains contributions in French and English.

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IV. ARTS DU LIVRE

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IV Arts du livre 10 | Fabrice van de Kerckhove Maeterlinck à l’école du livre anglais e n’ai salué des intelligences vraiment fraternelles que lorsque les portes de la poésie anglaise m’ont été ouvertes » : au lendemain de la sortie de ses deux premiers livres, Serres chaudes et La Princesse Maleine, Maeterlinck reconnaît sans détour le bouleversement apporté dans sa vie d’écrivain par la découverte de la poésie anglaise.1 Nous sommes en 1890 et, au cours des deux dernières années, il n’a cessé d’accorder à l’Angleterre une place privilégiée au sein de ce « monde germain » dont il attend la régénération d’un esprit latin qu’il juge tombé en décadence : non seulement l’Anglais lui paraît « plus artiste que le Français », mais les Allemands, tout « Germains » qu’ils soient, restent à ses yeux « bien moins artistes que les Anglais ».2 Si l’on excepte Ruysbroeck, découvert à travers Huysmans et Hello, Grimm, relu en anglais, notamment dans une édition illustrée par Walter Crane, ou Goethe et Novalis, révélés tous deux par Carlyle, c’est dans le monde anglo-saxon surtout qu’il découvre, autour de 1890, les écrivains qui l’aideront à trouver sa propre voix : Shakespeare et les élisabéthains, bien sûr, mais aussi Dante Gabriel Rossetti, Swinburne, Edgar Poe, Coleridge, Emerson ou Walt Whitman. Cet engouement pour la poésie anglaise s’étend aux livres qui lui en ont progressivement ouvert les portes : « Tant qu’on n’a pas lu dans l’original,...

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