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Poèmes et Aphorismes (1989–2015)

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Giovanna

Voici enfin les œuvres poétiques de 1989 à 2015 de Giovanna. Poète et peintre flamboyante, admirée de quelques-uns des plus grands poètes et peintres du siècle, de Henri Michaux à François Rouan et Pierre Alechinsky, aux côtés d’Hervé Télémaque, de Gherasim Luca et du dernier groupe surréaliste, elle peut enfin être lue et relue, et nous aider à porter le regard le plus juste, le plus fabuleux et le plus caustique sur le monde.

L’esprit d’invention extraordinaire de Giovanna n’aurait sans doute pas été à ce point libéré si elle n’avait pas goûté au fruit du surréalisme. Aujourd’hui nous pouvons, à notre tour, goûter ses textes sans nous reporter à quelque histoire que ce soit. Car cette œuvre existe, comme existe l’œuvre des plus grands humoristes noirs, de Jonathan Swift à Leonora Carrington.

Pour Giovanna, « la poésie c’est changer la couleur de la matière grise ».

Giovanna présente ici ses œuvres dans un poème-manifeste inédit, et elles sont préfacées par Jacqueline Chénieux de sa voix à la fois critique et personnelle.

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Mon curé is not rich

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à Nicole D’une tournure cambrésienne Mon rêve eut été d’être Tournusienne ou Spinalienne sinon Briotine Avec de bonnes chevilles ouvrières Pour bien y caler accroupie mon derrière Ainsi que des pieds picassiens Pour soutenir la belle lourdeur de mes reins Ma taille fine de Trembladaise Est par trop indigeste Pour mes repas gargantuesques Saint-Gironnaise ou Souillaguaise Ne susciterais que regards brivois Tandis qu’on admire la Terrassonnaise Bien plus qu’abbaye moustérienne Sauveterrate qui peut je prendrais comme Antiboise Pour ne pas rester Esclavonne de mes désirs Une aérodynamique voiture valéricaine Moins Vouvrillonne désormais Je n’irai plus passer ma nuit chez Maud Si au lieu de Limousine On me dit être Limougeaude Mon curé is not rich 115 Plus jamais la Sanpourcinoise Ne cédera à la recluse Vimonastérienne Et c’est en Gâtinaise excessive Qu’avec Tarusate nous assouvirons Nos passions issoriennes Pour le mariage d’une Germaine cousine Gagné à la sueur d’une grande Vertouine Toujours Muretine dans son silence Et Bayonnaise dès l’enfance Mettrai ma robe d’un chic très salisien Sur ma silhouette appaméenne Pour que s’appuient les œillades angoumoises À hauteur de ma poitrine angevine Devrais-je faire la Saintonne ou bien la Saintaise De ce que mettrai sous ma jupe écossaise Et toute bressuiraise au vent Plus frémissante que Fréjussienne Vent gonfle mes guingampoises Écarte et souffle sur chaque nippon Et découvre ma pantiti ma pantinoise Pour vivre des amours franches ou biésoises Épouserai jeune Salinois...

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