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Poèmes et Aphorismes (1989–2015)

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Giovanna

Voici enfin les œuvres poétiques de 1989 à 2015 de Giovanna. Poète et peintre flamboyante, admirée de quelques-uns des plus grands poètes et peintres du siècle, de Henri Michaux à François Rouan et Pierre Alechinsky, aux côtés d’Hervé Télémaque, de Gherasim Luca et du dernier groupe surréaliste, elle peut enfin être lue et relue, et nous aider à porter le regard le plus juste, le plus fabuleux et le plus caustique sur le monde.

L’esprit d’invention extraordinaire de Giovanna n’aurait sans doute pas été à ce point libéré si elle n’avait pas goûté au fruit du surréalisme. Aujourd’hui nous pouvons, à notre tour, goûter ses textes sans nous reporter à quelque histoire que ce soit. Car cette œuvre existe, comme existe l’œuvre des plus grands humoristes noirs, de Jonathan Swift à Leonora Carrington.

Pour Giovanna, « la poésie c’est changer la couleur de la matière grise ».

Giovanna présente ici ses œuvres dans un poème-manifeste inédit, et elles sont préfacées par Jacqueline Chénieux de sa voix à la fois critique et personnelle.

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Concepts à coups de forceps

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Bien que né d’une sage-femme on ne devient pas forcément un petit saint Voyez Socrate le plus célèbre de nos péripatéticiens Porté par sa mère, sculpté par son père, rôdé par sa femme il n’y manquaient Que la petite Pythie et Platon pour le soumettre à la question Mère accoucheuse, matrone dans l’âme, Ménon, Ménon Mesdames Père modeleur, à l’âme torturée, Ménon, Ménon, Messieurs Serait-ce manque de vertu si Mater et Pater Patratus avaient omis de prendre en compte que la durée de gestation pour la fabrication d’un poète est de neuf muses ? Sachant, en toute connaissance de cause, qu’il ne savait rien, ce véritable subvertisseur ne se serait pas abstenu pour autant de socratiser son acariâtre moitié s’il avait pu imaginer que cela n’eût en rien changé, figure désinté- ressée s’il en fut, le cours de sa destinée Uxoricide à coups de talon aiguille il aurait pu servir de modèle et donner ainsi de la profondeur à ce Bleu du ciel désespérément délayé au-dessus de la tête du protagoniste de Bataille Troppmann qui enfonça, plus ou moins mal – servant en cela à illustrer, selon toute vraisemblance, le douloureux enfoncez-vous bien ça dans la tête – une fourchette dans la cuisse de sa nouvelle compagne Xénie double de Xanthippe Ah ! nostalgie de ce temps où de la fourchette on ne devait...

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