Show Less
Restricted access

Communication interculturelle

Une introduction

Oyvind Dahl

En sa qualité d’introduction à la communication interculturelle, ce livre présente les concepts principaux du domaine et les différentes théories et méthodes d’analyse qui en relèvent. Y sont notamment explorés les enjeux du langage verbal et non verbal dans la recherche de la compréhension mutuelle, ainsi que les questions éthiques qu’elle soulève.

L’ouvrage aborde la communication interculturelle dans sa dimension concrète au travers d’une multitude de sujets, tels que la rencontre en langue étrangère, l’assimilation d’autres modes de vie et visions du monde, le recours à l’interprète, les réactions au langage corporel, les différentes conceptions du temps, l’installation dans un nouvel environnement, les rapports de pouvoir et, plus généralement, la gestion des conflits d’ordre culturel.

Initialement publié en norvégien puis en anglais, ce manuel, très diffusé, a également été traduit en russe et maintenant en français. Richement illustré, il offre une découverte attrayante et vivifiante du champ de la communication interculturelle.

Show Summary Details
Restricted access

Chapitre 10 CONTEXTE ET RÉALITÉ – POURQUOI FONT-ILS CELA ?

Extract

L’homme blanc a la montre, nous avons le temps.

Un Chinois et un Américain engagent une conversation sur un vol Tokyo - Hong Kong. Chu Hon-fai exporte des produits chinois vers le Japon. Il rentre chez lui. Pour sa part, Andrew Richardson est un acheteur qui effectue son premier voyage d’affaires à Hong Kong. Leurs premiers mots semblent offrir des perspectives intéressantes pour les deux parties, car M. Chu vend certains des produits que M. Richardson est précisément venu acheter à Hong Kong. Ils passent donc aux présentations.

Au terme de cet échange, les deux interlocuteurs en repartent avec des perceptions très différentes. M. Richardson est très heureux d’avoir rencontré M. Chu et pense qu’il a pris un très bon départ. Ils s’appellent déjà par leurs prénoms et le sourire du Chinois présage sans nul doute une relation fructueuse. Au demeurant, il est plutôt satisfait d’avoir su lui ←215 | 216→témoigner du respect en l’appelant par son prénom chinois, plutôt que par son pseudonyme occidental, aux relents colonialistes de son point de vue.

En revanche, M. Chu a ressenti un vrai malaise et ne se voit pas faire des affaires avec un interlocuteur aussi indélicat en matière d’étiquette. De son point de vue, M. Richardson a fait preuve d’une familiarité déplacée en l’appelant par son prénom chinois (Hon-fai), et non « David » ou « Monsieur...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.