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Microéconomie

Une approche critique – Théorie et exercices

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Jean Vercherand

Une Microéconomie en accord avec les faits !

Cet ouvrage est d’abord un manuel « classique » de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu’un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés.

C’est aussi un manuel très novateur car il permet – grâce à l’introduction de deux thèses originales – de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir :

– pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l’édification dans tous les pays d’un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ;

– pourquoi l’activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8–9 ans (les cycles de Juglar).

In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l’opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés :

– Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l’indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ;

Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l’ajustement de sa durée légale.

Ce manuel s’adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).

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Conclusion générale

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Resituons nos deux grands raisonnements originaux dans l’histoire de la théorie économique et de ses controverses.

Notre première thèse sur l’asymétrie de rapport de force sur le marché du travail se trouve déjà exposé en 1776 par Adam Smith (1723-1790). En effet, explique-t-il dans la Richesse des Nations :

« C’est par la convention qui se fait habituellement entre ces deux personnes [l’employé (l’ouvrier) et l’employeur (le maître)], dont l’intérêt n’est nullement le même, que se détermine le taux commun des salaires. Les ouvriers désirent gagner le plus possible ; les maîtres, donner le moins qu’ils peuvent ; les premiers sont disposés à se concerter pour élever les salaires, les seconds pour les abaisser. Il n’est pas difficile de prévoir lequel des deux partis, dans toutes les circonstances ordinaires, doit avoir l’avantage dans le débat, et imposer forcément à l’autre toutes ses conditions. […]. Dans toutes ces luttes, les maîtres sont en état de tenir ferme plus longtemps. Un propriétaire, un fermier, un maître fabricant ou marchand, pourraient en général, sans occuper un seul ouvrier, vivre un an ou deux sur les fonds qu’ils ont déjà amassés. Beaucoup d’ouvriers ne pourraient pas subsister sans travail une semaine, très peu un mois, et à peine un seul une année entière. À la longue, il se peut que le maître ait autant besoin de l’ouvrier, que celui-ci a...

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