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Enseigner les littératures dans le souci de la langue

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Edited By Christophe Ronveaux

Qui enseigne la littérature est plongé dans l’embarras lorsqu’il doit délimiter l’objet à enseigner. Soit la langue lui apparait dans la régularité d’un système irréductible à ses usages singuliers, considérés comme « littéraires », soit c’est la littérature qui s’impose comme l’usage le plus abouti d’une langue pour élaborer des savoirs scolaires sur celle-ci. Qu’il enseigne les littératures dans le souci de la langue ou la langue dans le souci des littératures, celui-là devra poser des choix qui renvoient aux savoirs scolaires d’une discipline, définie dans les configurations successives de son histoire. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage questionnent ces choix sous l’angle historique des pratiques attestées, sous l’angle esthétique de représentations fantasmées, sous l’angle des pratiques de classe contemporaines, sous l’angle des objets à enseigner (la ponctuation, les albums pour la jeunesse, le comique, la lecture littéraire). Se côtoient analyses de dispositifs d’enseignement et de formation, du primaire et du secondaire, dans un dialogue constructif, dont la synthèse reste à faire.

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Opacité linguistique, résistance stylistique et lecture des œuvres

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Gérard LANGLADE1

Il est fréquent d’entendre les enseignants, particulièrement les débutants, déplorer les grandes difficultés que rencontrent leurs élèves pour comprendre et interpréter les œuvres littéraires qu’ils leur proposent. Ces difficultés sont, à leurs yeux, de plusieurs ordres : linguistiques (lexicales et syntaxiques), stylistiques et rhétoriques (notamment pour ce qui concerne la rhétorique des divers genres), historiques et culturelles, ainsi qu’en témoignent, par exemple, ces quelques extraits de mémoires professionnels.

Dans le cadre de mon année de stage, j’ai été amené à présenter à une classe de seconde des textes du XVIIe siècle. J’ai pu constater à cette occasion que la plupart des élèves se trouvaient désemparés face à une langue très différente de la leur, une langue d’un autre temps que certains qualifiaient volontiers de « bizarre » voire de « moyenâgeuse ». Si un auteur contemporain usant de mots reçus communément peut poser problème au public des lycéens par le seul fait qu’il ne respecte pas les codes du langage oral, à plus forte raison un auteur du XVIIe siècle.

Arnaud

À part le conte, dont ils entendent parler depuis le primaire, mes élèves ont du mal à reconnaitre des genres littéraires comme la nouvelle fantastique ou la tragédie.

Virginie

J’ai beaucoup de difficultés pour faire comprendre à mes élèves la différence entre un...

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