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Contraintes linguistiques

À propos de la complémentation nominale

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Edited By Caroline Lachet, Luis Meneses-Lerín and Audrey Roig

La notion de « contraintes linguistiques » s’applique à bien des domaines des sciences du langage. Retrouvées en pragmatique, en phonologie ou en morphologie, elles sont également identifiées en syntaxe et en sémantique, notamment dans le cadre de la complémentation nominale : pourquoi dit-on plus facilement Les triangles ont trois côtés égaux que Des triangles ont trois côtés égaux ? Si l’article paraît contraint dans cet exemple, il se trouve également une série d’autres cas dans lesquels soit la forme du complément soit sa présence même aux côtés du support (nominal) est imposée par la langue.

L’objectif de cet ouvrage est donc de revenir sur différentes constructions – essentiellement françaises – qui exigent d’une façon ou d’une autre une complémentation nominale sous peine d’altérer la recevabilité ou la grammaticalité de l’énoncé, voire d’en changer substantiellement la structure syntaxique et/ou l’interprétation.

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Contraintes sur le complément d’état. Le cas du néerlandais contemporain (Jan Pekelder)

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Contraintes sur le complément d’état

Le cas du néerlandais contemporain

Jan PEKELDER

Université Paris-Sorbonne & Univerzita Karlova v Praze

1. L’objet de recherche

En grammaire néerlandaise, on distingue traditionnellement une fonction hybride, dite complément d’état (COE), se rapportant simultanément au prédicat verbal et au sujet, ou au complément d’objet direct (COD) (Haeseryn et al. 1997 : 1183)1. Cette double relation lui permet d’exprimer « l’état » des entités désignées par le sujet ou le COD par rapport à l’action désignée par le prédicat verbal2. Il est généralement admis qu’il existe trois types de COE, dont nous voyons un premier type en (1)3. Ici koud est un COE pendant l’action : les entités désignées « Hollandse kroketjes » (croquettes hollandaises) se trouvent dans un état qualifié de « koud » (froid) pendant l’action exprimée par le prédicat verbal eet (mange). Voir ensuite (2) et (3). ← 113 | 114 →

Dans (2), nous avons affaire au COE selon l’action lekkerder (meilleur). Il exprime l’idée que « Jan » se fait de l’état des « Hollandse kroketjes » par le biais du prédicat verbal vindt (trouve). Enfin, en (3), nous avons le COE résultant de l’action warm (chaud). Celui-ci désigne l’état futur des « Hollandse kroketjes » résultant de l’action exprimée par le prédicat verbal maakt (fait).

2. La...

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