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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Introduction

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La crédibilité du Nouveau Testament est mise à mal par le fait que les annales romaines et autres documents de l’époque de Jésus ne parlent pratiquement pas de lui, au point que certains auteurs ont mis en doute son existence même. Leur principal argument est tiré des Antiquités Juives de Flavius Josèphe, un historien juif du premier siècle, qui relate l’histoire du peuple juif jusqu’au soulèvement des années 66-70, époque qui recouvre précisément celle de l’apparition du christianisme. Les quelques lignes où cet auteur évoque la personne de Jésus-Christ, d’après la plupart des spécialistes, ne sont pas de sa main.

En ce même temps était Jésus qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer simplement comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables […] Il enseignait ceux qui prenaient plaisir à être instruits de la vérité […] C’était le Christ. Des principaux de notre nation l’ayant accusé devant Pilate, il le fit crucifier. Ceux qui l’avaient aimé durant sa vie ne l’abandonnèrent pas après sa mort. Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour, comme les saints prophètes l’avaient prédit et qu’il ferait plusieurs autres miracles.1

Ce passage s’insère mal dans l’œuvre de Flavius Josèphe, et reflète à ce point la doctrine de la religion chrétienne qu’il y a une quasi unanimité pour en rejeter l’authenticit...

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