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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Chapitre 4. La réaction, le christianisme de la « Géométrie »

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Chapitre 4

La réaction, le christianisme de la « Géométrie »

4.1 Le christianisme de la raison

La doctrine de l’identité de substance, qui donne à Jésus-Christ un statut égal à celui de Dieu son Père, ne fait pas l’unanimité, y compris au sein même de l’orthodoxie, car en élevant Jésus-Christ au niveau de Dieu on ne pouvait éviter de rabaisser Dieu au niveau de Jésus-Christ, et le statut de monarque unique dont jouissait le Dieu de l’Ancien Testament en sortait fortement diminué. Naît alors le besoin d’un retour aux sources.

La première faille dans l’orthodoxie apparaît lors d’un retournement politique qui touche la Syrie dans la 2e moitié du 3e siècle. Au centre de la Syrie le royaume de Palmyre, colonie romaine depuis les conquêtes de Pompée, sut toujours maintenir une certaine indépendance vis-à-vis de Rome. Vers l’an 260, par une suite de circonstances, le roi de Palmyre se trouva en position de défier Rome et de proclamer son indépendance. C’est ainsi que la ville d’Antioche, l’une des deux capitales du christianisme à l’époque, tomba sous le pouvoir du roi de Palmyre puis sous celui de la reine Zénobie qui avait succédé à son mari. En 261, le roi de Palmyre fait élire Paul de Samosate comme évêque à Antioche. Samosate était une ville de culture araméenne située sur l’Euphrate où était sans doute...

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