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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Chapitre 10. Une hérésie venue de France ?

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Chapitre 10

Une hérésie venue de France ?

L’hypothèse développée dans ce livre est que le décryptage des manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale conduit à envisager l’existence au Moyen Âge d’une élite chrétienne qui, sous le nom de « Art de Géométrie », pratiquait un christianisme hérétique inspiré de celui de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, qui niait la divinité de Jésus-Christ. Il resterait néanmoins à se représenter comment une telle hérésie négatrice des principaux dogmes de l’Église, aurait pu naître et prospérer en Europe occidentale au début du 2e millénaire.

Cet exercice est rendu particulièrement difficile par le fait que des hommes qui se trouvaient en opposition directe avec les structures mêmes de la société dans laquelle ils vivaient, ne pouvaient en aucun cas laisser des écrits explicites sur leurs convictions ni sur les traditions dont ils se prévalaient. Dans ces conditions il nous reste à interpréter les quelques rares indices dont nous disposons à la lumière de la même logique qui nous a guidés tout au long des chapitres précédents. Notre hypothèse peut paraître paradoxale : cette hérésie serait apparue au sein même des grands Ordres bénédictins français.

10.1 La toute puissante abbaye de Cluny

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