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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Chapitre 12. Saint Servais, un évêque de Maastricht bien peu catholique

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Chapitre 12

Saint Servais, un évêque de Maastricht bien peu catholique

12.1 Le labyrinthe de Saint Servais, un curieux portail

Ce fut lors d’une visite au labyrinthe du portail royal de la cathédrale Saint Servais de Maastricht, que je fis la connaissance de Servais, évêque de Tongres et de Maastricht au 4e siècle. Au centre du labyrinthe on voit une représentation de Jérusalem et aux quatre coins des représentations des grands centres d’autorité du christianisme qu’étaient au Moyen Âge, Rome, Constantinople ou, plus près de Maastricht, Cologne et Aix-La Chapelle. Ces quatre villes sont reliées par un chemin unique en pourtour, qui se prolonge par un cheminement long et compliqué dans le labyrinthe… qui revient pratiquement à son point de départ, tout à côté de Saint Servais, représenté au milieu de l’un des côtés. Un autre chemin est issu de Saint Servais lui-même, qui mène très directement à Jérusalem au centre du labyrinthe. On en déduit que les centres d’autorité du christianisme ne mènent nulle part, et que seul Saint Servais mène … à Jérusalem, … ou à la vérité ?

Voilà un curieux message, mais c’est en levant les yeux que vint la surprise : j’avais devant moi la représentation dans la pierre d’un homme qui tenait dans les bras la croix et l’agneau, des symboles qui sont attachés à la personne de Jésus-Christ....

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