Show Less
Restricted access

Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

Series:

Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

Show Summary Details
Restricted access

Chapitre 13. À propos des cathédrales dites « gothiques »

Extract

Chapitre 13

À propos des cathédrales dites « gothiques »

13.1 Pourquoi deux tours à nos cathédrales ?

Il m’avait été donné d’assister à une conférence sur les cathédrales gothiques du Moyen Âge. L’orateur montra les progrès apportés par les nouvelles techniques architecturales, qui conduisirent à des hauteurs de voûtes jamais atteintes auparavant, avec des structures toujours plus légères permettant de ménager des entrées de lumière toujours plus grandes. Vint le moment des questions. Je demandai à l’orateur s’il connaissait la raison d’être des deux tours de ces cathédrales, mais il apparut immédiatement que je le mettais en difficulté, il me fit comprendre que ma question n’avait pas lieu d’être.

Pourtant ces deux tours posent question : une seule tour suffisait largement pour y loger les cloches, pour être vue de loin et donc pour assurer le rayonnement de l’église aux alentours. Et cette deuxième tour coûtait cher à construire et prolongeait fort la durée des travaux, beaucoup ne furent d’ailleurs pas terminées. En outre, dans la symbolique chrétienne, si le nombre Trois a un sens, le nombre Deux n’en a aucun. Au contraire même, le nombre Deux est caractéristique des symbolismes orientaux, en particulier des symbolismes judéo-chrétien et gnostique, et a toujours été repoussé par l’Église qui fit le choix du nombre Trois. Ce plan à deux tours est donc tout à fait surprenant, tant d’un...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.