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Inhabiting Language, Constructing Language / Habiter la langue, construire la langue

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Edited By Rémi Digonnet

The juxtaposition of habitat, a product of architecture, and speech, a product of language, enables us to envisage a dual orientation for what could be called "architexture". The architectural text focuses on the analysis of architects’ discourse, architectural metaphors or spatial markers and prepositions. Textual architecture, meanwhile, explores composition, syntactic ordering, text structure or "construction" grammars. Through verbalisation or spatialization, through verbal or architectural communication, the speaker and the architect are subjected to numerous constraints despite a certain freedom of speech and freedom of construction. Both this constructed speech and this spoken construction summon the architect-speaker to his or her language domus. It is this dual position that the articles in this collection aim to occupy.

 

La mise en regard de l’habitat, produit de l’architecture, et du discours, produit de la langue, permet d’envisager une double orientation de ce que l’on pourrait nommer l’« architexture ». Le texte de l’architecture traite de l’analyse de discours d’architectes, de métaphores architecturales ou de marqueurs spatiaux et prépositions spatiales, tandis que l’architecture du texte investit la composition, l’agencement syntaxique, la structure d’un texte ou encore les grammaires dites « de construction ». D’une mise en discours ou en espace, à travers une communication verbale ou architecturale, l’énonciateur et l’architecte sont soumis à de nombreuses contraintes en dépit d’une liberté de parole et de construction. Cette parole construite autant que cette construction parlée convoquent l’énonciateur-architecte dans sa domus langagière. C’est cette double posture qui fait l’objet des contributions de cet ouvrage collectif.

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French Conclusion

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L’expression « habiter la langue, construire la langue », volontairement redondante quant au linguistique, affiche la primeur de notre objet d’étude. La langue fut étudiée pour ce qu’elle représente, un ensemble d’objets variés selon les approches considérées, qu’elles soient sémantique, syntaxique, diachronique, traductologique, ou encore conceptuelle, expérientielle, contextuelle, voire computationnelle.

Un premier volet (construire la langue) s’est attaché à la dimension endophorique de la langue afin d’en étudier les rouages internes. Du concept au contexte, une architecture de la langue s’est fait jour tant la construction de celle-ci fut dévoilée. Zoltán Kövecses et Katrina Brannon ont tous deux interrogé la construction métaphorique dans une perspective conceptuelle mais également sémantique (domaine de la construction) et syntaxique (phénomène articulatoire de la préposition spatiale). Andrew McMichael a développé la construction de sens de l’adverbe spatial en diachronie. Aurélie Barnabé a invoqué l’apport expérientiel pour la construction des verbes de mouvement.

Un deuxième volet (habiter la langue) fut dédié à la dimension exophorique de la langue afin de mieux comprendre les rapports qu’elle entretien avec son environnement. Dans une approche philosophique et littéraire, Stephen Noble a souligné l’habitat langagier à travers la construction du sujet parlant, du sujet habitant. De l’étude d’un idiolecte à l’aménagement linguistique, l’habitat de la langue, l’habitat par la langue, s’est trouvé réaffirmé. Mathilde Pinson a dessiné les contours d’un sociolecte, voire d’un idiolecte,...

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