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Quand les écrivains font leur musée ...

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Edited By Catherine Mayaux

Les travaux rassemblés dans cet ouvrage étudient la représentation ou l’imaginaire muséographique d’écrivains de la fin du XIXe siècle à l’époque contemporaine. Ils interrogent la manière dont la réflexion sur le musée croise les préoccupations d’un écrivain et interagit avec sa création. Selon quelles lignes de force un écrivain invente-t-il de toutes pièces une forme muséographique ou reconfigure-t-il le musée qu’il a parcouru ? Comment parfois défait-il symboliquement l’institution muséale que ses références ou ses caprices rendent tout à coup plastique et délégitiment de sa forme académique? Comment encore nourrit-il son imagination créatrice d’œuvres muséales et (re)crée-t-il son musée par les mots, mots puissamment vivants dans l’esprit du lecteur soumis à tous les pouvoirs de l’ekphrasis et des tropes métamorphiques du réel ? Comment la littérature travaille-t-elle à une autre forme de patrimonialisation de l’art, à l’élaboration d’une autre histoire de l’art, qui déjoue les académismes historiques et les contraintes institutionnelles ? Telles sont les questions auxquelles répondent les études proposées, à partir d’exemples variés d’auteurs majeurs des XIXe et XXe siècles.

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La collection André Breton. Un atelier du surréalisme (Christina H. Rudosky)

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La collection André Breton

Un atelier du surréalisme

Christina H. RUDOSKY

traduction de Constance KREBS

En Occident, on collectionne. Les Romains de l’Antiquité collectionnaient les objets grecs anciens tandis qu’à la Renaissance, les cabinets de curiosité fleurissent dans l’Europe des puissants et des fortunés. Seuls les aspects et les propos des collections varient au fil du temps. En général, une collection implique l’agencement singulier d’un nombre défini mais extensible d’objets que l’on expose. L’exposition peut être intime, dans un cabinet, une bibliothèque, un atelier. Elle ne se montre alors qu’aux yeux des amis, des visiteurs familiers ou, lorsque le rang social du collectionneur l’exige, qu’aux visiteurs moins proches. Elle peut aussi être publique, d’ailleurs, en exposant aux regards ses objets dans des « salles » – que ces salles soient des salons où se déroulent les mondanités (les salons de Mme de Guermantes renferment, le narrateur le sait avant que de pénétrer dans l’hôtel, une collection des peintures de Bergotte, peintre de la vie moderne, nous dit Proust, tandis que la galerie des Glaces à Versailles, galerie de portraits vivants, flatte le danseur en habit de cour, seul digne d’apparaître en ces lieux) ; ou bien que celles-ci soient des expositions publiques comme le Louvre dès 1699 avec les Salons organisés par l’Académie puis plus largement ouvertes au public à partir de 1793. Une collection, résultat direct et extensible...

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