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Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920)

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Olivier Dard, Didier Musiedlak and Éric Anceau

Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l’avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d’un certain attachement à la nation, allant jusqu’à l’expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au cœur de l’Europe ?

C’est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l’interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l’histoire de l’Europe, le passage à la société de masse.

Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l’étude des éléments constitutifs de « l’être nationaliste » : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l’esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l’action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.

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Azorín, la crisis del sistema liberal español y el nacimiento de una nueva derecha (Miguel Perfecto García)

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Azorín, la crisis del sistema liberal español y el nacimiento de una nueva derecha

Miguel PERFECTO GARCÍA

Université de Salamanque

La crisis de finales del siglo XIX supuso la crisis de la conciencia europea, de sus certidumbres basadas en los principios del racionalismo ilustrado y en las famosas leyes que regulaban el mercado económico. Para los europeos de finales del siglo XIX el futuro se presentaba lleno de dudas que las viejas ideologías del siglo XVIII no podían disipar. Jamás el mundo se había globalizado como entonces y se había expandido a la medida de Europa, y sin embargo, las clases dirigentes y parte de las clases medias vivían el cambio con miedo. La irrupción de las masas en la política y la necesaria democratización del sistema político suponían un peligro para su hegemonía.

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