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Être nationaliste à l’ère des masses en Europe (1900–1920)

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Olivier Dard, Didier Musiedlak and Éric Anceau

Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l’avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d’un certain attachement à la nation, allant jusqu’à l’expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au cœur de l’Europe ?

C’est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu’aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l’interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l’histoire de l’Europe, le passage à la société de masse.

Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l’étude des éléments constitutifs de « l’être nationaliste » : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l’esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l’action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.

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Maeztu, Ortega et D’Ors dans l’immédiat après-guerre (Ismael Saz Campos)

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Maeztu, Ortega et D’Ors dans l’immédiat après-guerre

Ismael SAZ CAMPOS1

Université de Valence

Mi intervención gira en torno a tres intelectuales de particular trascendencia en las distintas culturas políticas de la España del siglo XX. Tres intelectuales nacionalistas con numerosos puntos en común aunque también con diferencias sustanciales entre ellos. Así, Ramiro de Maeztu «pertenece» a la llamada generación de 1898, la de la derrota en la guerra hispano-norteamericana, la de la pérdida de los últimos restos de un gran imperio colonial, mientras que José Ortega y Gasset y Eugeni D’Ors son de una generación posterior –la llamada «generación de 1914». Por otra parte, Maeztu, aunque de origen vasco, pondrá siempre a España en el centro de sus preocupaciones, como lo hará el madrileño Ortega; D’Ors, en cambio, «llegará» a España a través del prisma catalanista.

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