Show Less
Restricted access

Dessillement numérique

Énaction, interprétation, connaissances

Series:

Maryvonne Holzem and Jacques Labiche

Cet essai présente la recherche chemin faisant de deux auteurs de disciplines différentes : linguistique et reconnaissance de formes. Il tisse leur réflexion à partir d’un questionnement commun : qu’est ce qu’interpréter ? Comment s’approprier des connaissances à partir de documents ? Le numérique peut-il y aider ? En s’appuyant sur plusieurs projets de recherche, les auteurs conçoivent une plateforme informatique qui donne le rôle principal à la créativité de l’utilisateur.

Adossé à la sémantique textuelle et à l’approche énactive, cet ouvrage tente un dessillement qui prenne le contre-pied des évidences ontologiques. Il rejette une vision réductionniste de l’humain issue du computationalisme et d’une approche managériale de la révolution numérique. Pour penser les interactions usager-plateforme, il articule la phénoménologie dans sa dimension sémiotique à l’herméneutique philologique appliquée à un corpus juridique.

La question du sens et de son advenue sous-tend ce travail qui participe des sciences de la culture et ainsi s’ouvre à une réflexion éthique et politique comme le souligne François Rastier dans la préface.

Show Summary Details
Restricted access

Annexe 8 – Liste ouverte et structurée d’indices par modalité

Extract

1

Nous livrons ci-dessous, d’une part les caractéristiques des textes étudiés et, d’autre part, quelques indices modaux susceptibles de participer à la construction d’un scénario.

I. Articulation de l’appréciatif et de l’axiologique

L’articulation de l’appréciatif et de l’axiologique, essentielle pour notre propos, est complexe en discours. Cependant en nous basant justement sur une double contrainte, celle propre au discours juridique et ici celle, particulière, liée aux litiges en matière de transport, nous constatons que :

– Chaque procès tend vers une résolution juridique cohérente avec le système lui-même (jurisprudence) car autopoïétique.

– Chaque procès comporte un nombre restreint d’actants : la partie appelante, celle qui est à l’origine de l’appel ; la partie intimée, celle qui en général a gagné quelque chose en première instance, ici contesté ; le magistrat qui rapporte les propos des parties (son interprétation des faits) avant de reprendre ces mêmes faits sous le délocutif sur ce la cour (quelque fois abrégé en sur ce, ou attendu que).

– Au début de chaque procès de cour d’appel (c’est différent pour la cour de cassation), le juge rapporte les paroles des différents interlocuteurs, en ayant recours à des modalités appréciatives qui si elles sont négatives (donc dépréciatives) traduiront une dissociation entre son point de vue et celui de la partie qu’il va condamner...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.