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De la connaissance à la compétence

Évaluer le potentiel d'action par un QCM – « Recherche fondamentale inédite »

Xavier Roegiers

Nous possédons des connaissances, nous obtenons des résultats scolaires, des diplômes … Mais cela nous permet-il pour autant d’agir dans les situations concrètes qui nous sont proposées dans toute leur diversité, du diagnostic médical à la dissertation, en passant par le problème mathématique ou l’évaluation d’un projet ?

Cet ouvrage évoque le déroulement et les résultats d’une recherche tout à fait originale autour de la question : qu’est-ce qui fait que nous sommes compétents ? Qu’est-ce qui fait que nous pouvons agir concrètement pour traiter des situations qui requièrent bien plus que des connaissances ? Elle démonte ces mécanismes inscrits au fond de nous et montre le rôle que jouent respectivement des facteurs cognitifs et émotionnels dans notre capacité à traiter des situations complexes.

Établis à partir d’une base de données de plus de 11 000 personnes, en provenance de 8 pays, sur 3 continents et dans 4 régimes linguistiques différents, les résultats de la recherche font apparaître des résultats parfois saisissants sur ce qui caractérise le potentiel à agir à différents âges, selon le genre, selon les cultures, selon les domaines de compétences.

De manière concrète, elle offre – à partir d’une série de questions à choix multiples (QCM) – la possibilité de déterminer de façon très précise les forces et les faiblesses de chacun(e) en matière de passage à l’action, aussi bien sur le plan émotionnel que cognitif, et pose ainsi les bases de pistes ciblées d’amélioration du potentiel de chacun.

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6. La phase de systématisation

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Cette phase voit l’émergence des facteurs qui expliquent la compétence. Avant de passer aux résultats proprement dits, nous nous attarderons un moment sur la qualité des procédures et des traitements d’informations divers. 6.1 La consistance des réponses Dans plusieurs groupes, nous avons introduit dans le questionnaire QCM la même question à deux reprises, pour déterminer quel était le pourcentage d’étudiants qui donnaient la même réponse lors des deux occurrences. C’est ce que nous appelons « taux de consistance ». Le taux de consistance est un indicateur (pas le seul) de la fiabilité (on ne mesure pas la même chose si on répond différemment à deux moments différents). Ce taux de consistance semble varier selon deux paramètres1. 1. Le délai entre les deux occurrences Dans certains cas, la même question a été soumise au sein d’un même questionnaire, et l’étudiant y a répondu à deux reprises (parfois trois), à quelques minutes d’intervalle (groupes GR35, GR36, GR50). Parfois, la même question a été soumise au même groupe, dans un délai d’une semaine (groupe GR46), ou dans un délai de 5 à 6 mois (groupes GR25 et GR26). 2. Le degré de motivation de l’étudiant Il faut toutefois prendre en compte un autre paramètre pour approcher la consistance des réponses : la motivation de l’étudiant à répondre. En effet, si la note au QCM est comptabilisée dans une note globale d’examen (ou...

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