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Écrire et penser le genre en contextes postcoloniaux

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Edited By Anne Castaing and Élodie Gaden

À l’heure où se banalisent les discours féministes et, avec eux, une conception universelle de l’émancipation ; à l’heure où les questions de différence et d’intégration deviennent cruciales pour penser les sociétés contemporaines dans le Nord comme dans le Sud, il est urgent de conserver une réflexion dynamique sur la diversité comme sur l’hétérogénéité du genre et de ses formulations. Cet ouvrage propose donc une réflexion sur les corrélations et les négociations entre genre et nation (coloniale comme postcoloniale), sur la représentation fantasmée de l’« Oriental.e » et sur la cristallisation des identités nationales, religieuses et de genre. Il interroge ainsi les singularités culturelles et historiques du genre et de ses formulations, des subalternités et de leurs modes de résistance. Il s’intéresse enfin à la dimension genrée des migrations coloniales et postcoloniales.

L’approche plurielle que ce volume propose de l’articulation entre identités de genre et débat postcolonial dérive d’une valorisation de la circulation des disciplines et des méthodes (histoire, anthropologie, histoire littéraire, poétique, esthétique cinématographique, philosophie), toutes préoccupées par des questions de représentations. Elles mobilisent de même des terrains divers, au Nord comme au Sud (Afrique du Sud, Antilles, Inde, Viêtnam, Canada, Nouvelle-Calédonie, Maroc), colonisés comme décolonisés, certains demeurant peu sollicités par la critique postcoloniale.

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Indianiste de formation, Anne Castaing est chargée de recherche au CNRS, membre de l’UMR THALIM et chercheure associée au Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud. Ses travaux portent sur les littératures indiennes dans le champ des Subaltern Studies, des études postcoloniales et des études de genre. Elle a notamment publié La Modernité littéraire indienne : perspectives postcoloniales (PUR, 2009) et Ragmala : Les littératures indiennes traduites en français, une anthologie (L’Asiathèque, 2005). Elle co-dirige actuellement le programme DELI (Dictionnaire encyclopédique des littératures de l’Inde) et, avec Fanny Lignon (UMR THALIM), l’atelier GLAM (Genre : littératures, arts, aédias). Elle coordonne plusieurs séminaires : sur les littératures de l’Inde (DELI), sur la théorie postcoloniale (Université Paris 3) et sur les performances de genre (CEIAS/EHESS). Elle est également traductrice littéraire du hindi.

Maxime Cervulle est maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et au Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI). Il a publié, avec Nelly Quemener, Cultural Studies : théories et méthodes (Armand Colin, 2015) et a traduit de nombreux ouvrages et articles relevant des études de genre, parmi lesquels Défaire le genre de Judith Butler (Éd. Amsterdam, 2006), Épistémologie du placard de Eve Kosofsky Sedgwick (Éd. Amsterdam, 2008) ou Homonationalisme. Politiques queer après le 11 septembre de Jasbir Puar (avec Judy Minx,...

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