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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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136 M. Baudet, Ambassadeur de France à Belgrade, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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136

M. BAUDET, AMBASSADEUR DE FRANCE À BELGRADE, À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 300.

Belgrade, 19 mars 1951.

Dans son numéro du 19 mars, l’organe officiel du parti communiste yougoslave a publié un article exposant complaisamment, et en les désignant nommément, le sort de militants communistes yougoslaves qui, au lendemain de la rupture avec le Kominform, ont choisi de quitter les rangs du parti et de se réfugier dans les pays satellites de l’URSS. Aux dires de Borba, tous ces militants, lorsqu’ils n’auraient pas été exterminés, seraient à présent, soit emprisonnés, soit forcés de travailler pour le compte de la police ou d’exécuter de «misérables» besognes d’espionnage, soit contraints de se mettre à l’abri des recherches policières. Quant à ceux d’entre eux qui, pensant trouver un asile plus accueillant en URSS, se seraient enfuis dans ce pays, ils auraient été immédiatement emprisonnés par les autorités soviétiques. Le journal souligne en conclusion qu’un châtiment identique attend ceux qui seraient tentés de trahir leur patrie.

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