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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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224 M. Grandval, Haut-Commissaire de la République française à Sarrebruck, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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224

M. GRANDVAL, HAUT-COMMISSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE À SARREBRUCK, À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 215.

Sarrebruck, 23 juin 1951.

De décembre 1947 jusqu’à ces derniers mois, la Sarre a été gouvernée par un ministère de coalition, formé par les partis chrétien-populaire et social-démocrate. Ces deux partis, représentatifs de la grande majorité du pays, favorables à l’autonomie politique de la Sarre et à son rattachement économique à la France, étaient groupés contre une double opposition: l’opposition communiste, de faible importance et pratiquement négligeable, l’opposition du nouveau parti démocrate, à la tête duquel avaient réussi à se placer en juillet 1950 par des manœuvres irrégulières un certain nombre de personnes, qui, sans avouer encore clairement leur but, visaient, après avoir renversé le gouvernement sarrois, à rattacher la Sarre à la République fédérale.

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