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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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234 M. François-Poncet, Haut-Commissaire de la République française en Allemagne, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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234

M. FRANÇOIS-PONCET, HAUT-COMMISSAIRE DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE EN ALLEMAGNE, À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 4112-4122.

Bonn, 30 juin 1951, 23 h.

    Réservé.

(Reçu: le 30, 23 h. 30)

Le retour de M. MacCloy des États-Unis sera, sans aucun doute, accompagné d’une vive pression des Américains, qui tenteront de nous convaincre de la nécessité d’octroyer, rapidement, à la République fédérale une très large souveraineté et d’accepter, sans plus attendre, la participation allemande à la défense occidentale. Il me semble intéressant, à ce propos, de rapporter au Département des confidences, qui ont été faites par un fonctionnaire américain généralement bien informé.

D’après lui, le State Department souhaiterait que l’élaboration de la «déclaration d’intentions» fût reprise dès que possible. On se rappelle que cette déclaration devait, selon nos alliés, permettre aux Allemands d’attendre la fin des études et des conversations poursuivies au sujet des arrangements contractuels. Elle se présenterait comme un engagement préliminaire des trois puissances occupantes et donnerait dès maintenant un aperçu assez détaillé du contenu des arrangements à conclure. Cette idée avait, dès le mois de janvier, été avancée sous une forme attendue par sir Ivone Kirkpatrick; reprise il y a deux mois par les Américains, elle fut écartée par nous (mes...

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