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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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288 M. Bonnet, Ambassadeur de France à Washington, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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288

M. BONNET, AMBASSADEUR DE FRANCE À WASHINGTON, À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 5941-5943.

Washington, 21 août 1951, 15 h. 202.

    Réservé. Secret.

(Reçu: le 21, 19 h.)

M. Foster Dulles m’a dit cet après-midi que la décision était prise d’inviter les États associés à la conférence de San Francisco. L’invitation leur sera envoyée demain et annoncée publiquement3. Il m’a demandé toutefois de tenir encore la nouvelle secrète pour le cas qu’il ne prévoit d’ailleurs pas, où l’envoi de la communication serait ajourné.

M. Dulles discute en ce moment avec le Secrétaire d’État la procédure de discussion à adopter à San Francisco. Rien n’est encore arrêté. Mais il est probable que M. Acheson proposera à la conférence, après les formalités d’ouverture et la vérification des pouvoirs, d’adopter la méthode suivante: chaque délégation serait successivement appelée à faire un exposé de son point de vue; ces exposés ne devraient pas conduire à de nouvelles négociations sur le texte du traité. Lorsque tous les participants se seraient prononcés, la conférence pourrait de nouveau accorder la parole à ceux qui auraient à présenter des remarques supplémentaires, mais le Département d’État est toujours décidé à ne pas laisser les débats se prolonger de plus de deux jours au maximum et à provoquer, après...

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