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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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298 M. Lageneste, Conseiller à l’Ambassade de France à Prague, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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298

M. LAGENESTE, CONSEILLER À L’AMBASSADE DE FRANCE À PRAGUE, À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

T. nos 741-745.

Prague, 27 août 19512.

    

(Reçu: le 28, 10 h. 45)

Je me réfère à mon télégramme n° 6573.

l) Plusieurs communications de nos représentants dans les démocraties populaires, dont le Département a bien voulu me donner connaissance par la dernière valise, font état de signes réels de détente dans les rapports de ces pays avec l’Occident tels que: invitations officielles adressées à des diplomates occidentaux, souci plus grand de protéger la liberté individuelle, etc.

La comparaison que nous sommes ainsi mis à même d’établir avec la Tchécoslovaquie confirme les indications données dans mon télégramme précité: nous n’avons été l’objet d’aucune attention particulière de la part des autorités gouvernementales, ni de la part de nos collègues orientaux qui se sont bornés à nous inviter comme les autres années à leurs fêtes nationales.

Quant à la liberté individuelle de ses concitoyens, le gouvernement ne paraît pas s’en soucier davantage, les blâmes infligés ces dernières semaines aux fonctionnaires régionaux et locaux n’ayant d’autre objet que l’accroissement de la productivité. Si certaines organisations de base ont été parfois soumises à des critiques sévères pour leur manque de souplesse et d’habileté à l’...

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