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Recherche et traduction

Une vision engagée de la traduction

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Edited By Florence Xiangyun Zhang and Keling Wei

Dans le domaine des sciences humaines, un grand nombre de traductions sont réalisées par des chercheurs spécialisés, soit par nécessité, soit par intérêt. Mais ces travaux de traduction sont souvent effectués d’une manière « automatique », sans que des considérations systématiques soient menées sur les liens complexes et problématiques qu’entretiennent l’acte de la traduction et celui de la recherche. Lors du colloque international qui s’est tenu à l’Université Renmin de Chine (Beijing, 2015) et portant le même titre que le présent ouvrage, les participants ont souhaité se concentrer sur ces questions jusqu’alors négligées.

Ce volume réunit des articles qui étudient la vision critique du chercheur sur la traduction. Qu’elles traitent de textes anciens ou récents, théoriques ou littéraires, quelle que soit la langue étudiée, les contributions tentent de porter un regard attentif sur ces rapports profonds, inhérents, mais peu visibles, entre la recherche et la traduction. Mettant en lumière certains traits caractéristiques de la recherche, les articles soulignent le travail de questionnement, de remise en cause, de prise de risque, de critique, d’innovation et de transmission effectué consciencieusement par le traducteur.

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Simone Weil, approche pour une lecture chinoise (Yaling Wu)

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Simone Weil, approche pour une lecture chinoise1

Yaling Wu

Académie des Sciences sociales de Shanghai

Abstract : This text proposes a reflection on the exceptional meeting between the French philosopher Simone Weil and the Chinese contemporary intellectual Liu Xiaofeng. The question of Simone Weil in China helps us to observe the evolution of political and intellectual ideas of China in the recent twenty years, and bring us a new perspective to understand better the writing of Simone Weil.

Mots clés : Simone Weil, Liu Xiaofeng, intellectuels, occidentalisation

Introduction

« Souvent une époque marque le plus visiblement de son sceau l’homme qui a été le moins formé par elle, s’est tenu le plus éloigné d’elle et a par conséquent le plus souffert sous elle2. » La phrase d’Hannah Arendt sur Walter Benjamin (1892-1940) nous fait penser à Simone Weil (1909-1943). Et cela non simplement parce que tous deux ont vécu les « sombres temps » de la première moitié du XXe siècle (ni l’un ni l’autre n’y ont d’ailleurs survécu), les sombres temps modernes « avec ses←65 | 66→ catastrophes politiques, ses désastres moraux et l’étonnant progrès des arts et des sciences »3. Hannah Arendt vénérait Walter Benjamin tout en insistant sur le côté inclassable de ce dernier. L’inclassable, si nous la comprenons bien, c’est de rester à l’écart des « porte-parole du Zeitgeist [l’esprit du temps], des vedettes de l’Histoire (avec un grand H)...

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