Show Less
Restricted access

La domination comme expérience européenne et américaine à l'époque moderne

Series:

Edited By David Chaunu and Séverin Duc

Issus d’un colloque organisé en Sorbonne en juin 2017, les articles publiés dans cet ouvrage interrogent les imaginaires et les pratiques de la domination politique à l’époque moderne. (Re)conquêtes, révoltes, révolutions, répressions, crises de régime, expansion coloniale sont l’objet de cet ouvrage et sont envisagés comme autant d’épreuves pour les sociétés modernes, confrontées au risque de leur anéantissement et à la nécessité de leur réinvention. Ce volume propose d’étudier ces moments à la lumière des acquis récents de l’histoire politique et sociale, en interrogeant les processus de domination dans l’Europe moderne et ses prolongements ultramarins par-delà l’Atlantique.

Show Summary Details
Restricted access

Révoltes siciliennes et réappropriation des espaces du pouvoir par Charles Ier, roi de Castille et d’Aragon (Juan Carlos D’Amico)

Extract

← 148 | 149 →

Révoltes siciliennes et réappropriation des espaces du pouvoir par Charles Ier, roi de Castille et d’Aragon

Juan Carlos D’AMICO

Université de Caen – Normandie

« Y estas audacias en los reinos donde están tan lontanos de V[uestra] M[ajestad], no se deben sufrir ni proveer sin grande demostracion de castigo».

Lettre d’Ugo di Moncada à Charles Ier, Messine, 25 mars 15161.

La mort de Ferdinand le Catholique en janvier 1516 entraîna une série d’agitations politiques, diplomatiques et militaires strictement liées aux revendications des peuples assujettis à la couronne aragonaise ou aux différentes ambitions des souverains sur les territoires soumis au pouvoir de ce roi. Ainsi, le destin de la Sicile de cette période s’inscrit dans une logique plus ample impliquant l’ensemble du nouveau cadre géopolitique européen, dont les centres névralgiques se situent dans les cours de France, d’Espagne ou des Pays-Bas. Le Royaume de Sicile, tout comme celui de Valence, de Majorque ou de Sardaigne, appartenait à la couronne d’Aragon. Il ne s’agissait pas d’une confédération d’États avec un parlement commun, une juridiction commune ou une même monnaie, mais plutôt d’un ensemble de territoires qui avaient en commun un même roi. Même si les rois aragonais essayaient de suppléer au manque de communication avec leurs différents sujets par des déplacements constants à travers leurs États, l’absence prolongée du souverain...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.