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Sagesse et résistance dans les littératures francophones

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Edited By Marc Quaghebeur

Après avoir abordé les modalités des relations entre Violence et Vérité dans les littératures francophones, ce volume s’attache à des formes littéraires de Résistance. Celles-ci entendent souvent dépasser les réponses purement violentes et manifester ainsi leur refus de l’assujettissement, par des Sagesses – répliques souvent plus subtiles à la barbarie et à la domination. Elles circonviennent beaucoup mieux l’adversaire, comme le « sujet supposé savoir » dont parlent les psychanalystes. Ce parcours se fait au travers de textes francophones venus de latitudes très diverses : du Vietnam au Liban, du Maghreb à l’Afrique centrale, de la Suisse et de la Belgique aux Amériques. Ce faisant, c’est à un florilège d’esthétiques diverses que se voit convié le lecteur. Ce livre touche en effet aussi bien au symbolisme qu’à la postmodernité, en passant par les grandes voix du Maghreb ou des Antilles dans le contexte du dernier demi-siècle. Le propos ne s’organise pas pour autant en fonction des aires géographiques. Il montre que les soi-disant opacités francophones, leurs poét(h)iques, leurs hybridations ou leurs chemins de traverse constituent toujours des réponses à des situations historiques. Elles sont, qui plus est, très révélatrices de la dynamique du système franco-francophone. Trente-cinq études, pour ce faire, et qui font saisir de près le fait que ces œuvres sont loin d’être périphériques.

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Résister et en parler : l’« héritage » des dictatures Duvalier et la littérature. Marie-Célie Agnant : Un alligator nommé Rosa (Peter Klaus)

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Résister et en parler : l’« héritage » des dictatures Duvalier et la littérature

Marie-Célie Agnant : Un alligator nommé Rosa

Peter KLAUS

Freie Universität Berlin (Allemagne)

Remarques préliminaires

Les dictatures Duvalier père et fils (1957-1986) n’ont pas seulement été un désastre pour les victimes de la terreur et de leurs familles. Ces années d’un pouvoir basé entre autres sur un anticommunisme primaire et sur une persécution arbitraire de toute opinion dissidente auront eu des conséquences désastreuses pour la société haïtienne tout entière. Des pans entiers de la société ont été décimés par un exode important, de l’élite d’abord, à partir de 1964. De nombreux Haïtiens de la première vague d’émigration ont pu s’établir à Miami, à New York ou, pour une très grande partie, à Montréal, sans parler de ceux qui ont opté pour la France ou encore pour le Sénégal.

L’importance de ces départs involontaires et de ces fuites souvent motivées par des menaces concrètes se mesure à l’apport de ces réfugiés à leur société d’accueil. Il suffit de lire le livre de Dany Laferrière, Tout bouge autour de moi1, où il cite l’émerveillement d’André Malraux en 1975 et de Paul Morand en 1929 devant la créativité artistique et littéraire des Haïtiens. En...

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