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L'éthique dans la finance

Les banques genevoises à l'épreuve des faits

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Didier Caveng

L'éthique des affaires est mise en œuvre par un ensemble des règles, codes ou principes qui orientent les décisions des entreprises vers plus de morale et de transparence. La question de l’éthique des affaires dans le secteur bancaire est d'autant plus pertinente que la crise qui frappe les économies nationales et l'économie mondiale est largement attribuée à l'irresponsabilité de la sphère financière.

L'auteur, par une enquête minutieuse au sein des milieux financiers, cherche à repérer les types d’éthique (pour autant que l’éthique existe explicitement au sein des banques) qui s'appliquent dans les organisations, les formes qu'elle prend, les initiateurs des mesures qui s'y associent, ainsi que les manières dont l'éthique est pensée d’une part et gérée d’autre part.

L’objectif de l’ouvrage est d’éclairer, voire de comprendre, l’attitude et le comportement des banques vis-à-vis de l’éthique : entre dynamisme et pragmatisme, en passant par l’opportunisme, entre formalisation institutionnelle et adaptation à la complexité des situations, entre responsabilité attribuée et responsabilité distribuée.

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Chapitre 2 Quels enseignements à tirer pour les banques ?

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Dans ce chapitre, nous argumenterons l’éthique des affaires comme une exigence, laquelle peut prendre des expressions multiples, sous forme de charte ou de code, au final des documents constitutifs d’une « soft law » (droit souple) ou d’une « hard law » (droit dur) selon les établissements. Nous développerons plus particulièrement les exigences concrètes de l’éthique dans l’activité bancaire et ses paradoxes.

Section 1  L’éthique des affaires : une exigence

La formalisation de l’éthique par une charte ou un code s’appliquant à l’ensemble du réseau bancaire pourrait contribuer à l’harmonisation des règles de conduite pour l’ensemble des établissements financiers et des acteurs de ceux-ci. Dès lors, les démarches volontaires des banques sont utiles parce qu’elles participent au progrès et au respect harmonisé des droits les plus essentiels. Toutefois, cette utilité comporte des limites parce que le rôle et le mode de fonctionnement des banques comprennent aussi la problématique du conflit d’intérêts économiques. L’éthique qui est instrumentalisée dans ce contexte ‒ référence faite aux banques se positionnant davantage par une approche pragmatique dans notre schéma heuristique de la vision de l’éthique bancaire ‒ sert certes, à l’encadrement des activités économiques en ce qu’elle induit des règles de comportement. Mais elle ne saurait suffire pour résoudre de tels conflits d’intérêts à travers des chartes et codes de conduite. C’est pourquoi ces instruments, codes et chartes éthiques, constitutifs de la soft...

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