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Vous avez dit littérature belge francophone?

Le défi de la traduction

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Edited By Catherine Gravet and Katrien Lievois

La littérature belge francophone constitue un vaste corpus de textes, liés à une langue et, si pas à une « nation », du moins à une aire géographico-sociale donnée. À propos de toutes les traductions des œuvres d’auteurs belges francophones et de leurs conditions de production l’on peut s’interroger : quelles œuvres, quels auteurs sont privilégiés et pourquoi, comment les textes sont-ils traduits et pour qui, par quelles maisons d’édition les traductions sont-elles publiées ? Quelle est la réception critique et l’influence de ces traductions sur la littérature dans la culture d’accueil ? Ce volume rassemble les points de vue de seize chercheurs venus d’horizons différents sur ces traductions d’œuvres écrites par des Belges, quels que soient le genre (littéraire mais aussi sexuel), la langue d’arrivée ou l’époque, autant de facteurs qui les conditionnent.

Avec des contributions de : Catherine Gravet, Katrien Lievois, Maria Baïraktary, Thomas Barège, André Bénit, Mireille Brémond, Béatrice Costa, Juan Miguel Dothas, Marie Fortunati, Claudio Grimaldi, Stéphane Hirschi, Irena Kristeva, Rodica Lascu-Pop Sündüz Öztürk-Kasar, Maria Giovanna Petrillo, Thea Rimini, Fanny Sofronidou et Anja van de Pol-Tegge.

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L’œuvre de Maurice Maeterlinck en Grèce: Traductions et retraductions (1893–2018): Maria Baïraktari

MARIA BAÏRAKTARI

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Université nationale et capodistrienne d’Athènes, Grèce

Notre recherche se consacre à la réception de l’œuvre du Prix Nobel 1911, Maurice Maeterlinck, en Grèce, à travers les traductions et les retraductions de sa dramaturgie, de sa poésie et de ses essais. Depuis la première traduction publiée, celle du poème « Les sept filles d’Orlamonde » dans la revue littéraire grecque Estia1 en 1893 par le poète Kostis Palamas, jusqu’à celle de Pelléas et Mélisande par Dimitra Kondylaki en 2018, nous dénombrons 130 traductions que nous présentons en annexe, fruit de notre recherche2. Le défi du symbolisme maeterlinckien pour les traducteurs grecs et aux lecteurs/spectateurs, à des périodes différentes, mettra le traducteur à l’épicentre de notre étude : le but est de rassembler des informations sur son évolution en tant que médiateur culturel. Nous nous concentrerons ainsi sur trois axes en présentant d’abord un panorama des œuvres traduites de 1893 en 2018, ensuite des éléments de diffusion du symbolisme en Grèce à travers son œuvre et enfin, nous nous dirigerons vers une typologie du traducteur grec à travers le temps.

Le premier essai de Maeterlinck traduit en grec, La sagesse et la destinée, traduction signée P. N. (Pavlos Nirvanas), paraît dans la revue I Techni en 1898. On doit à l’un des plus célèbres écrivains grecs, lui-même l’un des plus traduits à l’étranger, Nikos Kazantzakis, la première édition...

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