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Vous avez dit littérature belge francophone?

Le défi de la traduction

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Edited By Catherine Gravet and Katrien Lievois

La littérature belge francophone constitue un vaste corpus de textes, liés à une langue et, si pas à une « nation », du moins à une aire géographico-sociale donnée. À propos de toutes les traductions des œuvres d’auteurs belges francophones et de leurs conditions de production l’on peut s’interroger : quelles œuvres, quels auteurs sont privilégiés et pourquoi, comment les textes sont-ils traduits et pour qui, par quelles maisons d’édition les traductions sont-elles publiées ? Quelle est la réception critique et l’influence de ces traductions sur la littérature dans la culture d’accueil ? Ce volume rassemble les points de vue de seize chercheurs venus d’horizons différents sur ces traductions d’œuvres écrites par des Belges, quels que soient le genre (littéraire mais aussi sexuel), la langue d’arrivée ou l’époque, autant de facteurs qui les conditionnent.

Avec des contributions de : Catherine Gravet, Katrien Lievois, Maria Baïraktary, Thomas Barège, André Bénit, Mireille Brémond, Béatrice Costa, Juan Miguel Dothas, Marie Fortunati, Claudio Grimaldi, Stéphane Hirschi, Irena Kristeva, Rodica Lascu-Pop Sündüz Öztürk-Kasar, Maria Giovanna Petrillo, Thea Rimini, Fanny Sofronidou et Anja van de Pol-Tegge.

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Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint traduit par l’écrivain-traducteur Roberto Ferrucci: Thea Rimini

THEA RIMINI

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Université de Mons, Université libre de Bruxelles

Cette étude se propose d’analyser la traduction de Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint réalisée par l’écrivain et traducteur Roberto Ferrucci (1960)1. Le choix est motivé par l’exemplarité du roman dans la production de l’écrivain belge. Il est le premier volet de ce que Laurent Demoulin a défini comme la « micro-comédie humaine2 » de Toussaint où le je-narrateur devient, comme le dit Maria Giovanna Petrillo, « un nouveau Don Quichotte – même si minimal – et le picaresque est à l’ordre du jour3 ». Nous avons eu l’opportunité de questionner personnellement Ferrucci4 qui nous a raconté sa rencontre avec Toussaint. Originaire de Venise, Ferrucci a fait la connaissance de l’écrivain belge à l’occasion de la parution de La Salle de bain dont l’histoire se déroule ←115 | 116→justement dans la capitale de la Vénétie. Par la suite, Andrea Canobbio, responsable de la littérature étrangère pour la maison d’édition Einaudi, lui a proposé de traduire La télévision.

De là est née une amitié. Toussaint ne s’impose pas, mais contrôle les traductions. Son souhait serait de conserver le même éditeur et le même traducteur pour tous ses romans, mais cela ne se vérifie pas en Italie. Si, à partir de 2001, c’est l’écrivain Roberto Ferrucci qui devient son traducteur privilégié, par contre ses livres sont édités par des maisons d’édition différentes (Einaudi, Nottetempo,...

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