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Vous avez dit littérature belge francophone?

Le défi de la traduction

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Edited By Catherine Gravet and Katrien Lievois

La littérature belge francophone constitue un vaste corpus de textes, liés à une langue et, si pas à une « nation », du moins à une aire géographico-sociale donnée. À propos de toutes les traductions des œuvres d’auteurs belges francophones et de leurs conditions de production l’on peut s’interroger : quelles œuvres, quels auteurs sont privilégiés et pourquoi, comment les textes sont-ils traduits et pour qui, par quelles maisons d’édition les traductions sont-elles publiées ? Quelle est la réception critique et l’influence de ces traductions sur la littérature dans la culture d’accueil ? Ce volume rassemble les points de vue de seize chercheurs venus d’horizons différents sur ces traductions d’œuvres écrites par des Belges, quels que soient le genre (littéraire mais aussi sexuel), la langue d’arrivée ou l’époque, autant de facteurs qui les conditionnent.

Avec des contributions de : Catherine Gravet, Katrien Lievois, Maria Baïraktary, Thomas Barège, André Bénit, Mireille Brémond, Béatrice Costa, Juan Miguel Dothas, Marie Fortunati, Claudio Grimaldi, Stéphane Hirschi, Irena Kristeva, Rodica Lascu-Pop Sündüz Öztürk-Kasar, Maria Giovanna Petrillo, Thea Rimini, Fanny Sofronidou et Anja van de Pol-Tegge.

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Les traductions grecques de la littérature belge francophone Inventaire et étude de leur présence dans la littérature grecque de 1913 à 2018: Fanny Sofronidou

FANNY SOFRONIDOU

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Université nationale et capodistrienne d’Athènes

Dire que la traduction joue un rôle central dans l’évolution des littératures naissantes ou rédigées dans des langues dites faibles, parce qu’elles sont parlées par peu de personnes, est un lieu commun. Aujourd’hui, les sciences de la culture accordent à un texte littéraire traduit une valeur équivalente à celle du texte original. La théorie polysystémique de l’École de Tel Aviv conçoit, quant à elle, la littérature traduite comme un système qui fonctionne dans le cadre plus large des systèmes sociaux, littéraires et historiques de la culture d’accueil (Even-Zohar, 1990).

Lorsqu’on examine la traduction littéraire d’un point de vue sociologique, on constate l’asymétrie des flux de traductions au niveau mondial, ainsi que la présence de hiérarchies dans ce cadre (Heilbron et Sapiro, 2002). Le milieu éditorial grec appartient à la périphérie des flux de traductions et en possède toutes les caractéristiques, en particulier le fort pourcentage de livres traduits par rapport à la production originale. Ainsi, selon les données bibliographiques de la Bibliothèque Nationale de Grèce et l’inventaire de Kassinis (2013), 1247 livres grecs originaux et 3215 livres de littérature étrangère traduite en grec ont été publiés pendant le XIXe siècle. Le français représente la langue la plus traduite, avec 65 % des traductions, suivie de l’italien (13,5 %), tandis que l’anglais – omnipr...

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