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The Myth of the Orient

Architecture and Ornament in the Age of Orientalism

Edited By Francine Giese and Ariane Varela Braga

This volume commemorates the 160th anniversary of the Selamlik of Oberhofen Castle near Thun – one of the most significant Swiss Orientalist interiors, designed by the Bernese architect Theodor Zeerleder (1820–1868) – by presenting the latest research on the spectacular smoking room inspired by the luxurious reception halls in Cairo, which Zeerleder discovered during his travels to the East. At the same time, this collection of essays explores the significance of the famous city on the Nile as a privileged model for 19th-century architecture and ornamentation, bringing together papers by Mercedes Volait (Paris), Romain Siegenfuhr (Paris), Richard Parisot (Besançon), Elke Pflugradt-Abdel Aziz (Düsseldorf), Tarek Ibrahim (Berlin), Vincenza Garofalo (Palermo), Andrea Lermer (München), Rémi Labrusse (Paris), Ariane Varela Braga (Zürich), Leïla el-Wakil (Genève), Francine Giese (Zürich) and Annette Loeffel (Bern).

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Figuration et fortune artistique des intérieurs du Caire au XIXe siècle

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MERCEDES VOLAIT

L’architecture du Caire, civile comme religieuse, est assez bien connue des artistes et savants européens dès le début du XIXe siècle. Une raison première tient à l’occupation française du pays à la charnière du siècle des Lumières et de celui de l’industrie. Pendant que les armées de Bonaparte bataillent, leurs ingénieurs-géographes, architectes et dessinateurs mesurent et dessinent à plus soif. Il en résulte la première carte détaillée du Caire (à l’échelle du 1/5000e), une liste extensive, assortie d’un utile répertoire de toponymes, de ses principaux monuments et un ensemble de planches gravées rassemblées dans l’Atlas in-folio qui accompagne les textes de la Description de l’Égypte. L’architecture domestique est illustrée par une dizaine de planches, montrant notamment la maison d’Hassan Kachef, réquisitionnée par les savants français pour y tenir leurs assemblées1. La distribution intérieure de ces habitations défie l’entendement, mais les grands salles en T qui en constituent la partie la plus noble montrent que le luxe et l’agrément n’y font pas défaut, remarque en substance le géographe Edme-François Jomard2.

La seconde raison tient à la familiarité croissante qu’une fois cette brèche ouverte, artistes et architectes, écrivains et publicistes, acquièrent avec Le Caire, à mesure qu’avance le siècle, soit qu’ils viennent y exercer leur métier ou qu’ils y résident de façon...

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