Show Less
Restricted access

Présences et interférences franco-ibériques

Langue, littérature et culture

Maria Teresa Garcia Castanyer, Lluna Llecha-Llop Garcia and Alicia Piquer Desvaux

Les présences réciproques, mais aussi les interférences, entre la culture française et les cultures ibériques, notamment espagnole et portugaise, s’avèrent abondantes et constantes dans le temps, avec une insistance toute particulière à l’époque moderne. Les nombreuses études contenues dans ce volume soulignent les aspects différents des phénomènes signalés et contribuent à une plus profonde connaissance des mécanismes et résultats de ces présences et de ces interférences.

Les études sont regroupées en trois parties dont la première concerne la présence de la langue française et son enseignement ; la deuxième insiste sur les textes littéraires, avec de nouveaux regards et de nouvelles perspectives d’analyse ; et la troisième – la plus volumineuse – reprend d’une manière plus spécifique les réseaux d’interférences qui se sont établis entre les littératures francophones et les cultures ibériques.

Show Summary Details
Restricted access

Les contes de Marc Laberge: un espace d’échange culturel

Extract



Dans Le Premier Jardin, roman d’Anne Hébert, nous assistons à un entretien entre deux personnages dont l’un raconte la fondation de la ville de Québec, et l’autre, une comédienne, laisse aller son imagination et se voit, déjà, à jouer le rôle de Marie Rollet, celle qui, selon le mythe, est la mère du pays. Céleste, une femme qui les écoute, n’hésite pas à leur dire que cette histoire est fausse et tendancieuse:

Le premier homme et la première femme de ce pays – dit-elle – avaient le teint cuivré et des plumes dans les cheveux. Quant au premier jardin, il n’avait ni queue ni tête, il y poussait en vrac du blé d’Inde et des patates. Le premier regard humain posé sur le monde, c’était un regard d’Amérindien, et c’est ainsi qu’il a vu venir les Blancs sur le fleuve, sur de grands bateaux, gréés de voiles blanches et bourrés de fusils, de canons, d’eau bénite et d’eau de vie. (Hébert 1988: 79)

Si nous osons emprunter ces mots à la grande poète et romancière que fut Anne Hébert, c’est parce que le sujet de ce travail nous y invite. Souvent, pour une raison ou l’autre, on a fait fi de ses origines, on a effacé des traces qui devenaient gênantes, et à force de renier, de se façonner un visage, on a tellement cru au personnage inventé, qu’on s’est...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.