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Présences et interférences franco-ibériques

Langue, littérature et culture

Edited By Maria Teresa Garcia Castanyer, Lluna Llecha-Llop Garcia and Alicia Piquer Desvaux

Les présences réciproques, mais aussi les interférences, entre la culture française et les cultures ibériques, notamment espagnole et portugaise, s’avèrent abondantes et constantes dans le temps, avec une insistance toute particulière à l’époque moderne. Les nombreuses études contenues dans ce volume soulignent les aspects différents des phénomènes signalés et contribuent à une plus profonde connaissance des mécanismes et résultats de ces présences et de ces interférences.

Les études sont regroupées en trois parties dont la première concerne la présence de la langue française et son enseignement ; la deuxième insiste sur les textes littéraires, avec de nouveaux regards et de nouvelles perspectives d’analyse ; et la troisième – la plus volumineuse – reprend d’une manière plus spécifique les réseaux d’interférences qui se sont établis entre les littératures francophones et les cultures ibériques.

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Issa Aït Belize, la mémoire maghrébelge de la guerre civile espagnole et du franquisme

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Evoquant son enfance passée à Nador, une petite ville de la province du Rif méditerranéen où il est né en 1954, Aït Belize signale que les livres n’y étaient pas nombreux, mais que ses frères, qui étudiaient alors en Espagne, en rapportaient certains qui alimenteraient ses premiers rêves ibériques. C’est au lycée Gouraud à Rabat, durant ses études secondaires, qu’il découvre la littérature française: «J’avais franchi le détroit; voilà que je passe les Pyrénées» (). Plus tard, il fera des études supérieures en Belgique où il vit depuis 1972. C’est dire que cet écrivain qui se dit «Belge dans les tréfonds de [s]on âme» (Aït Belize 2008b: 15), mais qui, dans son œuvre, porte une attention particulière à son pays natal, a navigué très tôt entre plusieurs cultures (berbère, arabe, espagnole, française):

Nous vivions dans l’un des quartiers les plus pauvres et hétéroclites de la ville: le Poblado civil, situé sur le flanc d’une colline faisant face à la ville moderne construite par les Espagnols pour remplacer ce qui fut à l’origine un simple poste d’observation militaire, un bourg sans importance. Notre zone était voisine du Poblado militar, un quartier un peu plus urbanisé, conçu pour héberger les familles des militaires indigènes qui servaient dans l’armée espagnole. Les premiers colonisateurs avaient appelé ces deux collines «Mamelles de la ville...

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