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Jardins littéraires et méditerranéens

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Encarnación Medina Arjona, Ouidad Tebbaa and Marlène Bouzin

Le jardin est l’espace le plus représentatif de la frontière entre l’homme et la nature où s’intègrent les éléments réels et imaginaires choisis par le savoir-faire des humains pour créer un objet de beauté. Il s’agit d’un lieu social s’offrant à l’artiste comme espace de lecture du monde. S’approprier à la fois le naturel et l’artifice, les organiser d’une manière intelligible, relève d’une volonté esthétique qu’il convient de déchiffrer comme étant le langage d’un amour de la mesure, d’une condensation du savoir, étant une écriture amoureuse. La solitude du jardinier semble s’accorder à l’investissement propre à l’acte d’écriture, à la place que les hommes s’accordent dans le monde.

Les messages esthétiques que les jardins littéraires méditerranéens peuvent nous livrer évoluent au rythme des artistes. Des sources anciennes de la culture de l’hortus aux couleurs méditerranéennes chez Sorolla et Dalí, les textes de Chateaubriand, Sand, Hugo, Zola, Lorrain, Eberhardt, Siles ou García Montero rendent compte de l’expérience artistique de l’intimité et de la réflexion, de la théâtralisation, de l’exotisme et l’évasion, des expériences du corps et de la lumière dans les jardins.

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Poétique de l’espace méditerranéen dans l’oeuvre de George Sand : La Provence varoise entre Agendas, Correspondance et roman (Tamaris, 1862)

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Poétique de l’espace méditerranéen dans l’œuvre de George Sand : La Provence varoise entre Agendas, Correspondance et roman (Tamaris, 1862) Simone Bernard-Griffiths Université Blaise Pascal, Clermont II En 1861, après avoir projeté un séjour à Hyères, George Sand se fixe, du 19 février au 29 mai, à Tamaris1 d’où elle explore les alentours de la rade de Toulon et l’arrière-pays varois. Les notes de voyage de l’Agenda qui retracent itinéraires et promenades2, le témoignage plus littérarisé de la 1 La maison occupée par George Sand se situe dans le « quartier » de Tamaris, com- mune de La Seyne-sur-Mer, « au midi de Toulon ». Voici comment la correspon- dance la situe : « Si vous avez une carte détaillée, regardez le golfe du Lazaret au midi de Toulon (du côté de Marseille), mais attenant à la rade de Toulon. Vous verrez par là une presqu’île terminée par le cap Sicié au delà d’une petite ville qu’on appelle La Seyne. » George Sand, Lettre au Docteur Pierre-Paul Darchy [Tamaris, 27 février 1861], in Georges Lubin (éd.), Correspondance, t. XVI, Paris, Classique Garnier, 1981, p. 318. Un message à Charles Poncy récemment propriétaire d’une bastide toute proche à Mer Vive et qui a servi à George Sand de médiateur auprès d’Albert Trucy, avoué à Toulon qui, par complaisance loue aux voyageurs, pour un peu plus de trois mois, sa maison de campagne, ordinairement réservée à son propre usage, décrit très...

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