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Maîtres, précepteurs et pédagogues

Figures de l’enseignant dans la littérature italienne

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Edited By Stefano Lazzarin and Agnès Morini

L’ouvrage analyse les représentations littéraires de celui qui incarne l’autorité par sa maîtrise de la culture et du langage, l’enseignant, qui a une longue histoire dans la littérature italienne, depuis l’Atlant du Roland Furieux en passant par les pédagogues des comédies du XVIe s. et les précepteurs du XVIIIe s. (Parini, Il giorno), les maîtres d’école du roman du XIXe s., jusqu’aux fréquentes variations sur le thème dans la littérature du XXe s. Si le premier est un sage, aux facultés supérieures voire magiques, le précepteur de la comédie n’est qu’une caricature, comme le pédagogue vaniteux et pédant du XVIIIe s. Puis le maestro se transforme en figure du malheur : suspendu dans une position ambiguë, entre maître et serviteur, il suscite la suspicion des autres ; plein d’ambitions frustrées, il ne dispose que de sa culture et de son talent pédagogique pour tenter d’échapper à son rôle subalterne. Pour le XXe s., entre autorité reconnue ou contestée, les exemples retenus sont nombreux : G. Mosca, Ricordi di scuola ; L. Mastronardi, Il maestro di Vigevano ; N. Ginzburg, Lessico famigliare ; la lettre à Gennariello des Lettere luterane de Pasolini, etc.

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Comment l’esprit vient aux femmes :le personnage atypique du Professeur Jsaya dans les romans autobiographiques de Goliarda Sapienza (Alison Carton-Vincent)

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Alison Carton-Vincent

Université Aix Marseille

Comment l’esprit vient aux femmes : le personnage atypique du Professeur Jsaya dans les romans autobiographiques de Goliarda Sapienza

Méconnue de son vivant, la production littéraire de la Sicilienne Goliarda Sapienza (1924–1996) connaît le succès avec la publication posthume de la fiction L’arte della gioia en 19981. La redécouverte de ses romans et l’édition récente d’autres textes narratifs et poétiques confèrent aujourd’hui à Sapienza une place majeure dans la littérature italienne du XXe siècle.

Auteur d’un cycle de cinq romans autobiographiques, elle y dépeint dans trois d’entre eux – Lettera aperta2, Il filo di mezzogiorno3 et Io, Jean Gabin4 – la figure atypique de son maître, le professeur Jsaya. Refusant que la petite Goliarda continue de fréquenter l’école fasciste, ses parents, l’avocat Giuseppe Sapienza et la dirigeante socialiste Maria Giudice, confient sa formation au professeur Jsaya, un enseignant apparemment misogyne, anticlérical, fervent détracteur du Cuore de De Amicis, de Pascoli et de D’Annunzio.

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