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«Germinal», la mine et les arts

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Encarnacion Medina Arjona

Paru en 1885, Germinal, le roman de d’Émile Zola, occupe toujours le devant de la scène littéraire et sociale.

Entre viol de la nature et nostalgie d’une poésie champêtre, quelle est l’évolution artistique de la mine dans la littérature française avant Germinal ? Quel sens proposent les textes précurseurs du roman ? Sont-ils évocateurs nostalgiques d’un monde terrible et fraternel ? Que nous révèle la construction du roman, sa genèse, les moments clés tant de l’énonciation que de l’énoncé ? Quel sens a eu le roman pour ses contemporains, pour ses lecteurs, la réception en France et à l’étranger, la censure, les adaptations théâtrales et musicales ? Et quel est le sens des appropriations sociales au XXe siècle, des interprétations et réinterprétations modernes dans les arts visuels ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Germinal, la mine et les arts essaie de répondre.

Réunissant des études de spécialistes universitaires, ce volume contribue à une histoire littéraire en participant à une histoire culturelle.

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Le rôle de la mine dans L’homme de neige de George Sand

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ÀNGELS SANTA

Université de Lleida

C’est à travers le personnage de Cristiano, le protagoniste, que G. Sand introduit le thème de la mine dans L’homme de neige. Mais avant d’arriver à cette expérience, vraiment décisive dans son existence, il parcourt un long chemin.

Dès les premières pages du roman il se présente comme « un bohémien », un « pauvre coureur d’aventures1 », caractéristiques qu’il partage avec son apprenti, Puffo. Le terme d’« aventurier » appliqué au protagoniste, revient à plusieurs reprises sous la plume de George Sand2. Son bagage est mince, comme pauvre est sa bourse ; il a travaillé pendant dix ans en courant par monts et par vaux sans en tirer grand profit. Il est bavard et curieux ; cette curiosité est à l’origine d’une rencontre magique, féerique, quand le traîneau de Marguerite s’arrête devant son logis de fortune. Il est aussi un homme de théâtre et comme tel, il aime le déguisement, c’est pourquoi il n’hésite pas à supplanter la personnalité de l’avocat que la jeune fille était venue chercher. Il est un marginal, car il est « étranger, isolé, perdu dans ce pays3 » et il n’a rien à perdre. Mais « il a de l’intelligence et par conséquent de la délicatesse dans l’esprit4 ». Il a l’âme d’un voyageur et il envisage de partir plus au Nord, en Norvège5, avec l’argent qu’il compte gagner chez le baron Olaüs. Naples, Rome6, autant de villes qui...

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