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«Germinal», la mine et les arts

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Encarnacion Medina Arjona

Paru en 1885, Germinal, le roman de d’Émile Zola, occupe toujours le devant de la scène littéraire et sociale.

Entre viol de la nature et nostalgie d’une poésie champêtre, quelle est l’évolution artistique de la mine dans la littérature française avant Germinal ? Quel sens proposent les textes précurseurs du roman ? Sont-ils évocateurs nostalgiques d’un monde terrible et fraternel ? Que nous révèle la construction du roman, sa genèse, les moments clés tant de l’énonciation que de l’énoncé ? Quel sens a eu le roman pour ses contemporains, pour ses lecteurs, la réception en France et à l’étranger, la censure, les adaptations théâtrales et musicales ? Et quel est le sens des appropriations sociales au XXe siècle, des interprétations et réinterprétations modernes dans les arts visuels ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Germinal, la mine et les arts essaie de répondre.

Réunissant des études de spécialistes universitaires, ce volume contribue à une histoire littéraire en participant à une histoire culturelle.

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Zola librettiste

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BÉATRICE DIDIER

Ecole Normale Supérieure, Paris

Le livre de H. Mitterand, Zola, tel qu’en lui-même1 met en lumière l’importance de l’activité de l’écrivain dans le domaine du théâtre lyrique, en distinguant dans les dix dernières années de sa vie, trois « massifs » : Les Trois Villes ; les Quatre Evangiles ; et, entre 1893 et 1902 : Lazare, Messidor, Violaine, la chevelure, L’ Ouragan, L’Enfant-Roi, et Sylvanire ou Paris en amour qui correspondent à divers genres, Messidor et L’Ouragan étant seuls des « drames lyriques » proprement dits.

On pourra d’abord se demander pourquoi cette activité lyrique intense et tardive. Diverses causes peuvent être invoquées ; on rappellera d’abord que tous nos grands romanciers du XIXe siècle ont été attirés par le théâtre, qu’il s’agisse de Stendhal, de Balzac, de Flaubert, de George Sand. Cette activité lyrique de Zola a été précédée par une activité théâtrale. Zola a été critique dramatique du Bien public, puis du Voltaire entre 1876 et 1880. Successivement L’Assommoir (1879), Nana (1881), Pot Bouille (1883), Germinal (1888), Madeleine (1889) sont portés au théâtre. La scène offre au romancier non seulement des possibilités de succès et d’éventuelles ressources financières, non négligeables, mais, pour le XIXe siècle, c’est avec la presse, le seul « media », susceptible, surtout pour les petits théâtres, de toucher un public plus populaire que ne le font les périodiques....

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