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Conflit et coopération France – Allemagne XIXe–XXe siècle

Mélanges en l’honneur d’Anne-Marie Saint-Gille

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Edited By Jean-Michel Pouget

Cet ouvrage regroupe quatorze contributions d’universitaires germanistes qui ont souhaité rendre hommage à leur collègue Anne-Marie Saint-Gille dont les travaux de recherche et l’enseignement ont principalement porté sur la construction de la paix en Europe. Les contributeurs interrogent les relations franco-allemandes qui ont toujours constitué l’un des enjeux majeurs de la paix sur le continent européen. Couvrant le XIXe et le XXe siècle, les articles réunis permettent de dégager l’une des constantes les plus remarquables des relations France-Allemagne : l’attirance mutuelle des deux voisins tiraillés depuis plus de deux siècles entre une volonté de coopération et la tentation du conflit.

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L’union franco-allemande, « épine dorsale » du « grand organisme européen » : Paul Heinrich Distelbarth (1879–1963) et le rêve d’une Europe organique (Jean-Michel Pouget)

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JEAN-MICHEL POUGET

L’union franco-allemande, « épine dorsale » du « grand organisme européen » : Paul Heinrich Distelbarth (1879–1963) et le rêve d’une Europe organique

Bien que son nom soit relativement peu connu, Paul Heinrich Distelbarth a incontestablement joué un rôle important de médiateur entre la France et l’Allemagne1. L’engagement en faveur de l’entente franco-allemande de cet ancien officier de la Grande Guerre devenu pacifiste remonte au début des années 1930, il se fondait sur la conviction forte que seul un rapprochement des deux peuples par la base pouvait garantir une paix véritable2. Alors que l’embellie de Locarno touchait à sa fin et que les relations diplomatiques se tendaient à nouveau3, ← 175 | 176 → P. Distelbarth, qui se méfiait des élites, a œuvré pour le rétablissement de la confiance entre les deux peuples « par le bas ». C’est là l’originalité de l’action de cet autodidacte dont la carrière de médiateur franco-allemand fut véritablement lancée par un discours remarqué devant le cartel de la paix à Dijon en janvier 1932 et se poursuivit par une tournée de conférences dans toute la France en tant que représentant du Reichsbund der Kriegsbeschädigten. Entretenant d’étroits contacts avec l’Union Fédérale des Anciens Combattants et son Président Henri Pichot, P. Distelbarth pouvait compter sur sa parfaite maitrise de langue française4 et son statut de vétéran de guerre, tout en bénéficiant du...

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