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Francesco Ora

L’heure de François d’Assise

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Brigitte Poitrenaud-Lamesi

L’entreprise de relecture et de mise en image des écrits et de la geste de saint François s’inscrit dans une tradition ancienne mais toujours prégnante. Elle va de Dante à Bobin ou Dario Fo, de Giotto à Altan, Pasolini ou Pistoletto. Une question surgit alors : François d’Assise est-il « actuel » ? Le choix du Pape récemment élu du nom « François » et l’enthousiasme suscité par la découverte d’une Vie retrouvée de François d’Assise confortent cette intuition. La pensée du Poverello s’impose comme une référence cruciale face à l’urgence écologique et à la tension économique actuelles. Faisant suite au colloque, les Actes proposent une première cartographie des multiples discours, inspirés par François d’Assise, qui nourrissent la création littéraire et artistique contemporaine, italienne ou française. Les points de vue varient entre fascination, volonté de réappropriation et tentation de l’extrapolation. Ce livre contient trois articles en italien.

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Vie nue, chant faible et force majeure dans Le Très-Bas de Christian Bobin (Marie-Hélène Boblet)

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Marie-Hélène Boblet

Université de Caen, (LASLAR) EA 4256

Vie nue, chant faible et force majeure dans Le Très-Bas de Christian Bobin

Depuis la fin des années 1980, Christian Bobin pose sa voix avec une discrète insistance. Le goût du silence, l’éloge du dénuement et l’apologie du vide le prédisposaient sans doute à s’approprier la figure de François d’Assise dans Le Très-Bas, Prix des deux Magots et Grand Prix Catholique de Littérature en 1992. Ce livre parut dans la collection « L’un et l’autre » créée par Jean-Bernard Pontalis aux éditions Gallimard. Cette collection, comme on sait, rassemble les vies des « autres telles que la mémoire des uns les invente ».

Le Très-Bas illustre ainsi la vogue d’un nouveau type de récits subjectifs, éloignés de la biographie traditionnelle, qui s’impose entre 1980 et 2000. Si ces narrations incluent des vies de saints, comme ceux de Sylvie Germain et Claude Louis-Combet étudiés par Aude Bonord1, elles s’emparent aussi de vies d’inventeurs, d’explorateurs, d’artistes. Echenoz s’y exerce en 2006 dans Ravel, dans Courir en 2008 ou dans Des éclairs (2010). Patrick Deville a « romancé » en 2004 la vie et la mort de William Walker dans Pura Vida, les trajets voire les rencontres de Brazza, Livingstone, Stanley et Albert Schweitzer dans Equatoria (2009). Peste et choléra, en 2012, ressuscite Alexandre Yersin et Viva, en 2014, Trotski et Malcolm Lowry. Toutes ces...

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