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« En Espagne » d'Henri de Régnier

Édition établie, présentée et annotée par Carlota Vicens-Pujol

Carlota Vicens-Pujol

Au printemps 1930 Henri de Régnier visita l’Espagne pour la première fois, plus particulièrement Madrid, Tolède, Avila, L’Escurial, Burgos. Cette même année, entre la mi-octobre et la mi-novembre, un deuxième voyage allait suivre : l’écrivain parcourut cette fois-ci la Catalogne et Majorque. Un troisième tour dans la péninsule, à l’automne 1932, mettait fin au périple espagnol de l’auteur : de Barcelone il descendit jusqu’en Andalousie pour s’arrêter à nouveau à Madrid avant de rejoindre Paris.

Sous le titre général En Espagne les récits de ces voyages furent publiés par la Revue des Deux Mondes (quatre livraisons entre novembre 1933 et octobre 1935). Nous présentons aujourd’hui au public un voyage qui n’a jamais été publié en livre et dont le dernier chapitre, « Tarragone – Saragosse – Valence », conservé parmi les papiers de Mme Tremblot-Bougeneaux, qui aurait accompagné l’écrivain au cours de ces voyages, est inédit.

Ces pages découvrent aux lecteurs un voyageur raffiné qui savait jouir de chaque moment du voyage, un grand amateur d’antiquités et d’art particulièrement épris du Gréco, un écrivain toujours en quête du mot juste, d’un lyrisme simple et sans artifice.

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Annexe 1 : L’Espagne dans Les Cahiers Inédits (1887–1936) Dimanche 23 novembre 1930. Je suis arrivé à Ax-les-Thermes le jeudi 25 septembre et je suis parti le samedi 13 octobre pour Barcelone, par Puigcerdá, Ripoll et Vich. À Barcelone j’ai logé à l’Hôtel Oriente, sur la Rambla. De là je suis allé pas- ser un jour à Saragosse. De retour à Barcelone j’étais à Majorque le jeudi 23 et je suis revenu le 27. Traversées de nuit, la seconde très mauvaise. Séjour à Barcelone. Promenade à Sant Cugat del Vallès, à Tarrassa. Une journée à Tarragone. Visite au monastère de Poblet. Visite de Barcelone, la cathédrale, le cloître et la fontaine des Oies, santa María del Mar, Santa María de Belem (église jésuite), San Pablo del Campo (très vieille) et son petit cloître, Casa Consistorial et Salon des Almugáraves par Sert, Au- diencia et Chapelle San George. Vieilles maisons de la Calle Moncada. Vieille rues. Le port. À Horta, jardin du marquis d’Alfarrez. Gerone. Départ pour Perpignan. La cathédrale, la citadelle. Narbonne. Abbaye de Fontfroide. Carcassonne, la Cité. Toulouse, Saint-Sernin, Saint-Étienne, les Augustins. Vieux hôtels. Retour à Paris le 14 novembre. Saragosse. J’ai vu sur son pilier la Madona del Pilar. Elle est toute pe- tite, au fond de sa chapelle surdorée, toute braisillante de cierges. Devant elle des hommes, des femmes, prosternés, agenouillés. On n’entend que le marmottement des prières et le grésillement des cires...

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