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« De l’âme à la plume ». Les lettres de Charles Gounod à la duchesse Colonna, dite Marcello

Edited By Delphine Vincent

Les lettres de Charles Gounod à la duchesse Colonna, sculptrice de renom sous le pseudonyme de Marcello, sont d’un immense intérêt. De caractère intime, elles offrent également des informations sur les projets du compositeur (dont un opéra inachevé d’après l’histoire de Francesca da Rimini), les détails matériels de son activité, son manque d’inspiration, ainsi que sur ses conceptions esthétiques et philosophiques. Entre la création de Roméo et Juliette en 1867 et la fuite de Gounod en Angleterre en 1870, les deux amis partagent leurs joies et leurs préoccupations tant artistiques que personnelles. Cet échange épistolaire enrichit considérablement la compréhension de la personnalité humaine et créatrice de Gounod, ainsi que de son milieu culturel.

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Annexe 2

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Lettre adressée par Michel-Ange à Marco Vigerio, évêque de Sinigaglia, datant d’avant le 24 octobre 1542. Sa lecture est recommandée par Gounod à la duchesse Colonna dans sa lettre du 1er avril 1869 [I.2.Gounod.38].

Monseigneur, Votre Seigneurie m’envoie dire de peindre et de ne me faire aucun souci. Je répondrai que l’on peint avec la tête et non avec les mains, et qui ne peut disposer de tout son cerveau, se déshonore ; c’est pourquoi tant que mon affaire ne sera pas arrangée, je ne ferai rien de bon. La ratification du dernier contrat n’arrive pas et, en vertu du précédent, établi en présence de Clément [VII], je suis quotidiennement lapidé comme si j’avais crucifié le Christ. J’affirme que lorsque ledit contrat fut établi, en présence du pape Clément, dans une forme différente de la copie que j’ai eue ensuite ; la raison en est que, le pape Clément m’ayant envoyé le jour même à Florence, l’ambassadeur Gian Maria de Modène rencontra le notaire et fit rédiger [le contrat] à sa manière ; si bien que quand je revins et qu’il me fut remis, je découvris qu’il comportait mille ducats de plus qu’il avait été convenu ; je découvris qu’on y avait inclus la maison où j’habite, et d’autres pièges, propres à me ruiner, et que le pape Clément VII n’aurait jamais tolérés. Frère Sebastiano peut en témoigner,...

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